
Organismes bénéficiairesPour que les dons ouvrent droit à un avantage fiscal l'association doit être d'intérêt général (article 200 code général des impôts) et exercer son activité en France. Activité à l'étrangerLes dons faits à des associations françaises d'intérêt général qui exercent leurs activités à l'étranger ouvrent droit à réduction d'impôt si les trois conditions suivantes sont réunies:
Ces deux dernières conditions supposent que les fonds perçus soient versés sur des comptes bancaires propres à l'association française concernée et qu'en conséquence l'utilisation des fonds soit contrôlable à tout moment au moyen de sa propre comptabilité. (Rép. Lequiller: AN 20 juin 2006 n° 89655 ). Organismes européens recevant des donsDepuis le 1er janvier 2010, les dons faits à des organismes situés dans un Etat membre de l'Union européenne, en Norvège, en Islande ou au Liechtenstein et ayant été agréés par le fisc français peuvent ouvrir droit aux réductions d'impôt sur le revenu, d'impôt sur les sociétés ou d'impôt sur la fortune pour les donateurs résidant en France (CGI, art. 200, 4 bis ; 238,4 bis et 885-0 V bis A). La procédure d'agrément a fait l'objet du décret 2011-225 et d'un arrêté du 28 février 2011 (JO du 2 mars). La demande d'agrément doit être présentée selon un modèle type, donné en annexe de l'arrêté, accompagné de différents justificatifs traduits en français (copie des statuts, rapports d'activité, etc.). L'agrément sera valable pendant la période comprise entre la date de sa notification et le 31 décembre de la troisième année qui suit cette date. La liste des organismes agréés sera publiée sur www.impots.gouv.fr
Intérêt généralPour être d'intérêt général, l' organisme bénéficiaire doit remplir trois conditions:
Nature des activitésLes organismes bénéficiaires peuvent être:
|
Rescrit fiscalL'association peut demander à l'administration une habilitation préalable et facultative Habilitation taciteLes organismes peuvent s'assurer auprès de l'administration fiscale qu'ils répondent aux critères pour que les dons qu'ils reçoivent ouvrent droit à l'avantage fiscal. L'administration dispose d'un délai de six mois pour instruire la demande. Le défaut de réponse vaut habilitation tacite de l'organisme à recevoir des dons ouvrant droit à avantage fiscal et à délivrer des reçus aux donateurs. (article L 80 C du livre des procédures fiscales). Forme de la demandeLe décret n° 2004-692 du 12 juillet 2004 prévoit que cette demande doit être établie conformément à un modèle fixé par voie réglementaire. Elle fournit une présentation précise et complète de l'activité exercée par l'organisme ainsi que toutes les informations nécessaires pour permettre à l'administration d'apprécier si celui-ci relève de l'une des catégories mentionnées aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts. La demande est adressée, par pli recommandé avec demande d'avis de réception, à la direction des services fiscaux du siège de l'association. Elle peut également faire l'objet d'un dépôt contre décharge. Télécharger le modèle (format DOC) Demande incomplèteSi la demande ne permet pas d'apprécier la situation de l'organisme l'administration invite l'auteur de la demande, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, à fournir les éléments complémentaires nécessaires. Calcul du délaiLe délai de six mois court à compter de la réception de la demande ou à compter de la réception des compléments demandés. Portée de la garantieRéponse positive ou absence de réponseLa réponse positive de l'administration ne vaut que pour la situation décrite. La garantie ne joue plus à compter du jour où la situation de fait sur laquelle l'administration a fondé sa prise de position a changé. La preuve de ce changement incombe à l'administration. L'administration peut revenir sur son appréciation antérieure mais sa décision doit être motivée et l'association dispose d'un délai de trente jours pour présenter ses observations. A l'expiration de ce délai, l'administration peut notifier sa décision à l'association. L'absence de réponse dans le délai de six mois vaut accord tacite. Réponse négativeLa réponse négative de l'administration doit comporter l'exposé des motifs qui la justifient. L'association qui délivre des reçus fiscaux malgré une réponse négative encourt l'amende prévue à l'article 1768 quater du code général des impôts. |