Publications

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Les Galets de la mer

Préfacé par Aurélie Foglia-Loiseleur, Maître de conférences à l'université de Paris 3

Suivi d’une étude sur Louise Ackermann par ElenaThault & Caroline Rainette


Éditions Étincelle, 2015 (version 3 comédiennes) & 2016 (version seule en scène)


Louise Ackermann écrivit quelques-uns des plus beaux vers du 19ème siècle. Remarquée par Victor Hugo, admirée de Tolstoï, femme libre et indépendante, la puissance de ses écrits résonne aujourd'hui avec une modernité toute singulière.

Toute jeune veuve, Louise s'est retirée à Nice pour trouver la paix, et goûte désormais aux plaisirs des travaux agricoles, loin de l'agitation des villes. Entre rêveries, souvenirs, doutes, révolte, Louise se confie au public, sur son enfance, son existence.

Le spectateur est alors pris dans un tourbillon d'émotions, dans un univers sans concession, mis face à ses propres questionnements sur la condition humaine, la vacuité de l'existence.



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Légende d’une vie

Traduit et adapté d'après Stefan Zweig

Préfacé par Pierre Deshusses, Maître de conférences au Département d'études allemandes à l’Université de Strasbourg


Éditions Etincelle, 2016


En cette fin de journée, l'effervescence règne dans la maison des Franck pour la présentation publique de la première oeuvre poétique de Friedrich, fils du célèbre poète Karl Amadeus Franck, véritable légende portée aux nues par son épouse et sa biographe Clarissa von Wengen.

Écrasé sous le poids de cette figure paternelle, par cette gloire qui le réduit à néant, terrifié par le regard sans pitié des bourgeois et intellectuels de la haute société, Friedrich ne supporte plus de devoir suivre les traces de ce père vénéré de tous.

C'est alors que la vérité sur son père lui est enfin dévoilée : Karl Franck n'a jamais été ce grand homme que le monde connaît. La partie obscure et basse de son être a volontairement été cachée, et Clarissa manipulée pour y parvenir. Le lourd passé de l'écrivain refait surface, anéantissant les non-dits et rétablissant la lumière sur les souvenirs épars d'un fils qui ne demande qu'à aimer à nouveau un père tout simplement humain.



Le Peuple et sa souveraineté dans l’art révolutionnaire (1789-1793)


Éditions L’Harmattan, 2015.


En rupture avec l’Ancien Régime, la production picturale de l’époque révolutionnaire se caractérise par la profusion d’images d’actualité, la politique est esthétisée et la Révolution se montre à elle-même. L’iconographie permet de comprendre les enjeux des débats théoriques qui ont lieu à l’Assemblée sur la souveraineté du peuple au sein du peuple lui-même. Comment le peuple comprenait-il sa souveraineté, et comment le peuple lui-même se comprenait-il. En effet, pour la première fois dans l’histoire, la production artistique se concentre sur les questions de politique constitutionnelle et sur une figure jusque-là totalement ignorée : le Peuple. Or cette notion va fluctuer tout au long de la Révolution, aussi bien dans les débats juridiques que les débats d’opinion ou encore l’iconographie, passant de l’universalisme proclamé, à la notion plus que restrictive du sans-culotte.


Caroline Rainette