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" Mais qu'est-ce que c'est que l'art pour qu'on lui accorde tant d'importance, les pauvres ont du respect pour l'artiste car il tente d'échapper honnêtement à la misère en ne comptant que sur ses propres forces; l'argent qu'il gagne est la preuve pure et simple de la valeur de l'artiste en tant qu'individu. Le tableau peint en cellule par un détenu et que sa mère a accrocher au mur prouve que la beauté est possible même chez les plus déshérités; et ça c'est une idée très différente de la théorie très chique selon laquelle l'art est une supercherie et une escroquerie. Mais vous ne pourrez jamais expliquer à quelqu'un qui se sert d'un don de dieu pour asservir que vous vous en êtes servi pour être libre. " (J.M. Basquiat)

 

Une des meilleurs définitions du pop art a été données par Roy Lichtenstein : < Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité. C'est ça la chose la plus pop; plus on s'en éloigne, plus on s'éloigne du pop. >

 

Dans l'art américain du 19éme et de 20éme siècle se manifeste un goût continu pour le réalisme avec des références à l'art populaire : illustrations de journaux et caricatures politiques. Dans les années 1920, le salon de Walter Arensberg réunit des artistes comme Duchamp, Picabia et Man Ray, d'où rayonnent les activités dada. Dada fut le premier mouvement international d'avant garde artistique auquel les Américains participèrent activement.
Alors qu'en Europe certains artistes futuristes utilisent utilise déjà l'image de la machine comme fondement de leur art, aux Etats-Unis des artistes intéressés par des formes mécaniques et industrielles se regroupent sous le nom de <précisionnistes>. Les thèmes choisis sont ordinaires et le style tout à fait neutre. Gerald Murphy peint des objets banals tels que des boîtes d'allumettes ou des paquets de cigarettes dans un style froid et abstrait. Stuart Davis utilise des objets de consomnation courante et déclare : <Je peint ce que je vois en Amérique, en d'autres termes, je peins la scène américaine>.

Entre les années quarantes et cinquantes, la présence d'artistes en exil a fait naître l'expressionnisme abstrait. Ainsi le phénomène du pop-art tire ses origines proches de ce mouvement qui, aux Etats-Unis, faisait suite à une absence de tradition picturale et surtout aux apports d'artistes émigrés pendant la dernière guerre tel que Dali, Ernst... Dans ce nouveau contexte, les antécédents dada et surréalistes ont été transformés et ont perdu leur virulence et leur provocation face à l'ordre esthétique et social. Ce mouvement qui dura une vingtaine d'années, permit à l'art américain d'avoir pour la première fois une audience internationale. Autour des années soixantes l'expressionnisme abstrait commence à s'épuiser, mais l'influence libératrice qu'il a apportée va amener la révolution interne de Pop-Art. Le pop emploiera les mêmes libertés artistiques dans un esprit contraire, puisqu'il rejettera systématiquement tout ce qui a trait au sensible pour imposer l'objet le plus dépersonnalisé, le plus anonyme. On ne peut parler du Pop-Art sans évoquer les deux artistes qui firent la jonction entre les deux mouvements : Robert Raushenberg et Jasper Johns.

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