Sa technique :

On compare trés souvent les interventions artistiques de Warhol à celles d'un homme machine, passif et indifférent. D'où l'idée que son art reposait sur bien peu d'intervention personnelle. Il a d'ailleur souvent incité le public à croire qut tout le monde pouvait faire la même chose que lui. Toute sa vie il a employé des assistants et il s'est présenté comme un simple intermédiaire. Les peintures à faire soi-même en sont un merveilleux exemple.

Ces commentaires ironiques sur la créativité personnelle furent parmi les les dernières oeuvres que warhol réalisa sans avoir recours à la sérigraphie. << J'ai essayé de les faires à ma main, devait-il déclarer plus tard, mais je trouve que c'est plus facile avec l'écran de sérigraphie. Comme ça, je n'est pas du tout besoin de travailler sur les objets que je fais. Un de mes assistants, ou n'importe qui d'autre, peut reproduire les motifs aussi bien que moi. >>
On a trés souvent pris au premier degrés ce déni de tout investissement personnel, et on a souvent prété à ses oeuvres d'innombrables interprétations ahurissantes, politiques ou social. Peut-être n'a-t-on pas suffisamant écouté son conseil : << Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, vous n'avez qu'a regarder la surface de mes peintures .>> Ce que l'on a souvent pris pour une revendication provocante et ambiguë de sa propre superficialité pourrait être le simple constat d'une réalité : que pour chercher les sens de ses oeuvres il est inutile d'aller au delà des surfaces. C'est de ces aspects tehniques, et de leurs conséquences pour les thèmes de Warhol, que je voudrais parler ici.

Depuis les images qu'il réalisait pour la pub dans les années 50 jusqu'aux dernières oeuvres sérigraphiées sur toile, Warhol a inventé de multiples moyens de créer des surfaces qui semblaient à peines touchées par sa main. L'équivoque voulue entre ce qui est imprimé et ce qui est dessiné, entre les opérations réalisées par d'autres et celles que seul lui pouvait réaliser, entre l'aléatoire et le prémédité, devient un aspect fondamental de son art.
Les colaborations jouent un rôle important dans le projet de warhol, il travailla avec des gens comme Nathan gluck qui l'assista quand il était graphiste ou Gerard Malanga qui le seconda dans l'exécution des sérigraphies.
Les assistants et collaborateurs de Warhol affirment que l'artiste n'avait pas seulement besoin d'eux pour maintenir son rythme de travail, mais aussi pour se rassurer et pour éviter la solitude de l'atelier.