Voici venir la femme aux cents visages, tantôt actrice ou marionnette, violent corps à nu drapé dans les noirs fastueux d'un deuil théâtral qui se fond au carbone de la nuit des temps
noirs et blancs tordus, lessivés, d'où émergent soudain les chaires nuptiales à peine dissimulées d'un cortège singulier de Cosette et de Blanche-neige,
Miroir, mon beau miroir, voici venir à toi Moulich, ton héroïne disloquée et fertile
celle-là même qui s'invente à l'intérieur de soi, comme enfantée d'une existence à part, réminiscence qui se recompose, en un soupir d'image, dans l'embrasement silencieux d'une salle-de-bain photo-hygiénique,
lieu, trône, espace sacré en soi où l'image démystifiée du corps devient le cri à vif du noir et blanc