CONTEXTE BIOGRAPHIQUE
Les concertos 20 et 21 ont été écrits quasiment simultanément et joués à un mois d’intervalle en février-mars 1785. Mozart a alors 29 ans. Il est depuis peu de retour à Vienne. Bientôt s’annonce une période d’épanouissement et de succès.
Le Mozart que les concertos vont sauver et mettre en lumière, ce sera l’improvisateur car c’est l’époque de l’inspiration éclair et de l’écriture aussi pressée que soignée.
Sa femme Constance est alors enceinte pour la deuxième fois et Mozart travaille durement : levé dès 5 h ½, il passe toute sa matinée en leçons (il est même, dit-on, obligé de refuser des élèves).
L’après-midi est consacrée à la composition, ce qu’il considère bien sûr comme la part la plus importante de son travail, la plupart de ses soirées étant réservées aux concerts (ce qu’il appelle des "académies") chez des particuliers ou au théâtre.
A cette époque, le public le plébiscite mais exige de l’inédit.
C’est alors qu’il compose ses concertos (près d’une douzaine en 2 ans), aussi considérables sinon plus que des symphonies !
Au moment des concertos 20 en ré mineur et 21 en ut majeur, le vieux Léopold Mozart vient d’arriver de Salzburg. Ce sera la dernière fois que W.A. Mozart verra son père.
Le soir de son arrivée, Léopold écrit à sa fille Nannerl : " Il y eut un excellent concerto de Wolfgang en ré mineur, sur lequel le copiste travaillait encore lorsque nous sommes arrivés et dont ton frère n’avait pas eu le temps de jouer le Rondo parce qu’il devait revoir la copie . "
Léopold ne manquera rien, pas une audition privée, pas un concert public et il aura la primeur des concertos en ré mineur et en Ut.
C’est à cette époque que Joseph Haydn dit solennellement à Léopold : " Je vous déclare devant Dieu, en honnête homme, que je tiens votre fils pour le plus grand des compositeurs dont j’aie entendu parler."
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