wao71C0

Didier Vaudène

 

Docteur d’État en informatique

 

Maître de conférence honoraire

Sorbonne Université, Université Pierre et Marie Curie

 

Directeur de programme (1992-1998)

Collège international de philosophie

 

contact : didier.vaudene<at>laposte.net

site personnel : page d’accueil

 

Trace, information, écriture

Séminaire 2019-2020 au Collège international de philosophie, à Paris

 

Séances

5  novembre 2019 : Introduction
                   (notes et transparents en pdf)

26 novembre 2019 : Transphénoménalité et information
                   (notes et transparents en pdf, première partie)

17 décembre 2019 : séance annulée

14 janvier  2020 : Linéarité, effectivité, perspective

Présentation

Site du Ciph, page du séminaire ici.

Présentation détaillée (fichier pdf, 170 Ko)

 

Argument résumé :

 

Le développement des techniques associées à l’information, prolongeant les dispositifs inventés depuis le milieu du XIXème siècle concernant les calculs, les textes, les sons, les images fixes ou animées, etc., conduit à des dispositifs qui renouvellent notre expérience de l’écriture, puisque ces dispositifs – tout comme la machine de Pascal réalisée à la façon des horlogers – sont des machines sans écriture. Un bref examen du fonctionnement de ces dispositifs nous convainc qu’on ne saurait rien y objectiver dont on puisse dire « ceci est une lettre » – pas même le moindre « 0 » ou « 1 », n’en déplaise aux clichés –, ou « ceci est une écriture », ni, a fortiori, « ceci est un nombre », fût-il naturel. Et pourtant, nous regardons ces dispositifs comme si ils opéraient sur des écritures, ce dont témoignent l’informatique et l’usage quotidien que nous en avons, aussi bien que leur réduction – jugée évidente même par les mathématiciens – aux théories de la calculabilité.

Ce comme si nous invite à passer « sous » l’écriture ordinaire pour en apercevoir une strate plus rudimentaire, mais aussi « avant » l’écriture, non en un sens historique, mais au sens génétique d’une antériorité pouvant s’ouvrir en divers déploiements, l’écriture ordinaire n’étant que l’un deux. C’est cette strate qui est liée à l’information discrète et qui peut donc intervenir dans les contextes où une phénoménalisation est recueillie ou pensée comme une écriture, indépendamment de toute référence éventuelle à des artefacts, à des machines ou à des calculs. Par l’effet du caractère transversal de l’écriture, ce comme si peut diffuser son questionnement dans tous les domaines où l’écriture intervient. On l’abordera aussi bien d’un point de vue technique et épistémologique, que philosophique, en particulier dans la perspective grammatologique ouverte par Jacques Derrida (linéarité graphique, logocentrisme, archi-écriture, gramme, trace) articulée avec l’analyse anthropologique d’André Leroi-Gourhan (extériorisation de la mémoire collective comme écriture linéaire).

Informations pratiques

Attention !

 

Lien pour le formulaire d’inscription ici.

 

L’accès à l’USIC est protégé par un digicode, le "code porte", qui change au moins tous les mois. Pour obtenir ce "code porte", vous devez vous inscrire sur Internet via le formulaire d’inscription dans les jours qui précèdent la séance du séminaire, et vous recevrez le code par email.

Les séances ont lieu à l’USIC,
18 rue de Varenne, 75007 Paris,
de 18h30 à 20h30

    Mardi 5 novembre : Salle Jean XXIII

    Mardi 26 novembre : Salle Jean XXIII

    Mardi 17 décembre : Salle Jean XXIII

    Mardi 14 janvier : Salle Delacommune-Orgebin

--