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Croisière et régates en 2011.

Le programme

Comme les croisières 2009 et 2010 avaient été perturbées par quelques escales médicales, le programme 2011 était plus léger et mieux adapté que d'habitude à l'âge du skipper (72 en décembre).

 

Les escales.

Boulogne,     Dieppe,     Fécamp,     Le Havre,     Deauville,     Courseulles,     Saint Vaast la Hougue,     Cherbourg,     Saint Peter Port,     Saint Hélier,     Saint Malo,     Saint Cast,     Paimpol,     Lézardrieux,     Tréguier,     Port Blanc,     Perros-Guirec,     Ploumanac'h,     Trébeurden,     Aber Wrac'h,     Rade de Brest,     Camaret,     Audierne,     Bénodet,

 

Dunkerque - Le Havre ?

Oui la nature est contrariante !
Vendredi 24 juin.

Le vent souffle du SW F5 à 6 depuis maintenant presque 2 semaines et j'attends un climat plus favorable, ou au moins une accalmie pour faire la route au louvoyage. Hier la météo annonçait enfin un début d'accalmie, cela permettrait d'arriver au Havre samedi, à temps pour la Normandie Solo qui commence dimanche 26 en matinée.

Départ à 8h30 avec un peu de vent de NW. Mais vers 12h00, une fois passé Dunkerque Ouest, le vent tourne SW, monte à force 5 et restera toujours entre 20 et 25 nœuds apparents jusqu'à Boulogne.
Heureusement j'étais parti avec le foc No2 (le Solent autovireur de l'Aphrodite 101 dont le guindant est réduit de 65%) et il n'y a eu qu'à prendre 1 ris, puis jouer à saute-moutons jusqu'au Gris Nez. Après vers Boulogne c'est toujours un peu plus calme, et puis par vent de SW on le fait d'un seul bord !

A 16h00 je suis devant la rade de Boulogne, voilà 40 milles de parcourus et il reste encore1 heure avant la fin du jusant mais je m'estime incapable de continuer toute la nuit au louvoyage dans ce vent et je rentre me mettre au chaud. C'est justement la bonne heure pour avoir le temps de ranger le bateau et de boire un verre avant d'aller manger une entrecôte chez Hamiot.

En rangeant le bateau je constate que la façade de la couchette bâbord a frotté assez fort contre la cloison avant du carré pour arracher un éclat de placage. Les aménagements du Vert-Galant commenceraient ils à se disloquer quand la mer est dure ?
Samedi 25 juin.
Ce n'est toujours pas un temps pour faire 95 milles vers le SW.
Je ne serais donc pas au départ de la Normandie Solo, mais je me console avec force filets de harengs pommes à l'huile et autres moules-frites.
Dimanche 26 juin

C'est bon, la météo annonce des vents de secteur E-NE !
Départ de Boulogne à 8h30, brouillard et très peu de vent, on ne voit pas la digue Carnot en sortant du port.
C'est une navigation au moteur jusque vers 15 h quand se lève un petit vent de NE qui va rapidement monter à force 3-4.
15h30 le grand spi est en l'air et on fait route au grand largue tribord amures à 6-7 nœuds cap au 245 en route directe vers St Vaast la Hougue que l'on devrait atteindre lundi à l'aube si ce vent tient.
Si ça le fait j'aurais rattrapé la Normandie Quadra et manqué seulement les deux premières courses sur sept !

C'est maintenant une navigation comme je les aime. Il fait tiède, la mer est paisible, le spi est stable, le pilote automatique tient la barre facilement, J'ai la Manche pour moi tout seul avec à peine 2 ou 3 chalutiers à l'horizon : je peux rêvasser tranquillement au soleil.
Empannage réussi vers 19h30 un peu musclé car le vent est monté à F4 avec pas mal de petits moutons blancs et le pilote auto commence à zigzaguer.
Le temps est toujours agréable et on fait une route rapide vers St Vaast.
Puis il faut rentrer le spi vers 1h30 du matin car le vent refuse, et miracle, le spi est sec dans la descente, ce n'est pas une serpillère mouillée de 70m2 comme d'habitude la nuit quand l'air est humide.

Au petit jour le bateau comité de la Normandie Quadra et la bouée du Gavendest sont à environ 1 mille quand le vent tombe complètement.
Il est temps de lancer la machine pour entrer à St Vaast un peu avant 6h30.

Il n'y a que 3 concurrents dans le bassin et je plains les autre qui vont rester encore longtemps en mer avec le vent qui est tombé.
J'ai largement le temps d'une petite sieste avant de récupérer les instructions de course et de préparer le bateau pour demain.
Après la remise des prix de la deuxième course que je n'ai pas faite, buffet de fruits de mer à la Marina, fantastique comme d'habitude.

 

Normandie Quadra du 26 juin au 2 juillet.

La participation de Vert-Galant à cette course en solitaire est décrite ici : Normandie Quadra 2011.
Mais voici quelques informations peuvent intéresser tous les navigateurs.

Port de Courseulles
Port de Deauville
Port de Saint Vaast la Hougue

 

Le Havre - Benodet.

Lundi 4 juillet : Le Havre - Cherbourg

Départ 6h15 vent portant de 5 nœuds.
Sous spi c'est lent et si on ne reste pas vigilant l'écoute de spi à la main c'est le coquetier assuré : Donc moteur.
Ce sera 9 heures de moteur et 4 heures de spi l'après midi !

Mardi 5 juillet : Cherbourg - St Peter Port.

La météo annonce du vent de SW force 2-4 avec pluies et brumes.
Départ 12h pour être à l'entrée du raz juste au début du jusant.
Au début il n'y a pas de vent le long de la côte là où est le contre-courant qui pousse un peu vers le raz.
Après une heure de moteur il y a assez de vent pour se déhaler et on sera dans le raz juste à l'étale.
A partir de là c'est tranquille : même sans vent on arrivera à Guernesey poussé par le courant.

petit Russel

Mais la visibilité est très fluctuante, entre 200m et 1 mille selon l'épaisseur de la pluie et de la brume, heureusement qu'il y a le GPS.
C'est une longue séance de louvoyage dans un vent variable où il faut choisir le bord qui avec le courant rapproche le plus vite de Guernesey.
Pour entrer dans le Petit Russel par mauvaise visibilité, quand j'arrive à 5 ou 6 milles de la balise du Roustel, je m'arrange pour la relever au GPS entre le 180 et le 225, puis je louvoie entre ces limites jusqu'à la voir, puis la passer à 50 mètres par l'ouest.
A partir de la je continue au louvoyage en conservant le Roustel derrière entre les relèvements 30° et 50° jusqu'à être à 1.5 mille du Roustel.
Il n'y a plus qu'à rejoindre St Peter en tirant des petits bord tout en ne dépassant pas vers l'ouest le relèvement au 215 de l'extrémité de la jetée sud.

Pour ce genre de navigation il faut avoir tout préparé à l'avance ( tactique, waypoints dans le GPS) pour ne pas être obligé de réfléchir dans l'urgence.
Pour le faire en solo il faut aussi un GPS qui affiche au moins relèvement et distance du waypoint en chiffres assez gros pour être lus depuis la barre. J'ai un vieux MLR qui fait ça très bien, encore que l'écran pourrait avoir plus de contraste.


Comme la météo annonce du mauvais temps de SW pour demain, j'accoste le ponton d'attente pour entrer ce soir dans Victoria Marina.
Quelques minutes plus tard un Folkboat Anglais en bois (à clins) vient se mettre à couple, et quand je fais remarquer au skipper (en solo) que sa pompe de cale fonctionne beaucoup, il me raconte qu'il a talonné en passant devant Tautenay vers 18h00 (autour de la basse mer coef 90).
Comme la voie d'eau est assez importante, la pompe marche environ 20s toutes les 3 minutes, le bateau sera sorti de l'eau le lendemain par le chantier local.
Vu de l'extérieur il n'y a pas de dommage visible sur la coque, juste une trace de choc sur l'avant du lest tout en bas, mais le choc a du ébranler toute la coque et déformer quelques uns des rivets qui tiennent le bordé.
Cela ne doit pas être facile à réparer rapidement.

Quelques détails sur St Peter.

Le climat étant ce qu'il est je vais rester à St Peter jusqu'à samedi.

samedi 9 juillet : St Peter - Trébeurden
En réalité le programme c'était St Peter - l'Aberwrac'h ou de préférence Camaret.
Départ de St Peter vers 12h30, passé la pointe St Martin vers 13h40 et c'est parti, au près serré tribord amures cap au 200 dans un vent de WSW de force 4.
17h : Le vent tombe, mais la mer reste agitée : route à 5 nœuds au moteur cap au 240.
20h : Le vent est nul et la mer lisse. Je n'ai pas assez de gazole pour aller jusqu'à l'Aber Wrach, je déroute vers Trébeurden où je dois pouvoir faire le plein et repartir en matinée.
3h00 : Entrée à Trébeurden, au lit pour être à la pompe à 9h.

Quelques informations sur Trébeurden

dimanche 10 juillet : Trébeurden - Aber Wrach

Départ à 10h30 après le plein de gazole + un bidon de 10litres (35 litres au total).
Petit vent de WNW sous un ciel gris, mais la mer est plate. C'est donc une navigation paisible, le bateau marche à 4 nœuds au louvoyage avec un bord favorable. Un vrai plaisir, l'Aphrodite 101 est un bateau vraiment agréable dans ces conditions.
J'en profite donc pour passer le chenal de Batz au louvoyage avec le tout début du jusant, puis direction l'Aber Wrac'h presque d'un seul bord car le vent tourne lentement vers le nord.
Les bonnes choses ne durent qu'un temps, le vent tombe et à 19h00 il faut lancer le moteur.

Et sur le coup de 20h50, c'est la Malouine, facile au moteur sur une mer plate. La lumière est limite pour trouver l'alignement, mais le paysage est superbe dans le soir qui tombe avec un petit peu de brume pour maintenir l'humidité.
Mais je n'ai toujours pas réussi à mémoriser les cailloux qui défilent quand on vient de l'est vers l'entrée de la Malouine. Heureusement que le GPS sait où c'est !

Je vais prendre un coffre au delà du port de l'Aber Wrac'h, puis c'est dodo après un plat de pâtes mélangées avec du thon à l'huile d'olive et au piment accompagné de deux verres de rouge pour bien dormir.

lundi 11 juillet : Aber Wrac'h - Camaret.
Départ à 11h30 et envoi du grand spi une fois passé le Petit Pot de Beurre et c'est parti à 3 - 4 nœuds au grand largue tribord amures.
Il fait beau, avec un soleil un peu voilé et une visibilité suffisante pour profiter du paysage, mais pas de très près car pour éviter le vent arrière, je fais une route un peu trop ouest.
Il faut cependant rompre le farniente pour empanner et se diriger vers la pointe St Mathieu, et ça continue au largue bâbord amures, de plus en plus vite car le vent forcit.
C'est même un peu trop rapide, on tient les 8 nœuds, et à cette vitesse sur le plat il n'en faut pas beaucoup plus pour que l'Aphrodite se lance dans du roulis rythmique.
Après le passage entre la pointe St Mathieu et les Vieux Moines Il faut rentrer le grand spi qu'il sera impossible de tenir au travers avec ce vent. Le spi est donc rentré sans trop de problèmes, mais bien mouillé.
C'est maintenant une promenade de santé pour rallier Camaret, l'un de mes ports préférés.

J'y ai lié connaissance avec le skipper d'un First 40 Espagnol qui cherchait des renseignements sur la manière de passer le raz de Sein pour aller à Audierne.
Je lui ai donc expliqué en Anglais Franco-Espagnol qu'il fallait être au raz au tout début du jusant (ou un peu avant), qu'à Audierne on ne rentre qu'à PM ±3 et qu'il n'est pas certain qu'il y trouve une place libre avec assez d'eau à marée basse, mais qu'au mouillage à St Evette ce sera très bien avec du vent de NE.
Comme il me répond qu'il va faire comme d'habitude : y aller et attendre que quelqu'un passe pour le suivre, je lui annonce que je pars demain à 11h30 pour Benodet et qu'on peut partir ensemble.
Pour me remercier il m'offre une bouteille de "Principe de Viana (Crianza) 2007 dont il est le producteur et un morceau de thon pêché dans l'Atlantique.
J'ai refusé le poisson faute de moyen de cuisson adapté, mais j'ai bu le vin avec plaisir, il était très bon.

Mardi 12 juillet : Camaret - Benodet.

Départ à 11h30, le vent est bon de NE mais l'horizon est perdu dans la brume. Le First 40 Espagnol suit comme convenu.
Le petit spi est envoyé après la pointe du Toulinguet.
Le bateau marche bien, autour de 7 nœuds et derrière le First 40 qui suit toujours au moteur est lentement distancé, mais je n'ai pas l'intention de ralentir..
la Plate est passée à 14h40 après quelques empannages, puis il faut affaler le spi car le bateau est très dur à tenir au travers.
Le First 40 Espagnol est invisible derrière, je suppose qu'ils vont longer la côte à petite vitesse pour voir le paysage et ne pas arriver trop tôt à Audierne, alors que le Vert-Galant court vent de travers en direction de la bouée Cap Caval devant Penmach.

C'est une navigation sympa, la mer est calme, le pilote automatique se débrouille très bien tout seul et le vent de NE est stable et assez fort pour nous pousser régulièrement à un petit 7 nœuds. J'en profite pour rêvasser tranquillement et essayer un point de tire pour l'écoute de foc à l'extérieur des filières sur le rail de fargues.
À ce train là, nous serons à Bénodet avant la nuit, mais ce n'était pas évident ce matin, et comme je n'aime pas entrer la nuit au louvoyage dans l'anse de Bénodet, je m'étais préparé une petite fiche, pour faciliter la navigation au GPS.

Arrivée au ponton à Bénodet vers 21h30, il y a encore un tout petit peu de jusant.
Je vais me mettre sur l'intérieur du ponton visiteur à couple d'un autre Aphrodite 101 : "Gambit", coque No 98 de 1979.

Le mercredi c'est repos.
Nous sommes 4 Aphrodites 101 prêts à partir pour Quiberon courir la Twentie's Cup.
Il y a "Letty" à son poste dans la marina, "Gambit" sur le ponton visiteur avec "Vert-Galant" à couple et "Armstrong" sur une bouée devant Saint Marine.
Le départ en flottille pour Quiberon est prévu demain et Pierre, mon équipier pour la Twentie's cup, arrivera dans la matinée.

 

Twentie's Cup.

Nous n'avons pas pu courir la Twentie's Cup à cause du mauvais temps, mais nous avons réussi à faire une régate entre nous au début du mauvais temps, avant que la tempête ne se lève.
Edouard Pascal en a fait un très bon compte rendu sur le site de idbmarine
Je retiens une chose de ces navigations en commun : Gambit est nettement plus rapide que Vert-Galant à toutes les allures, près, reaching et portant sous spi.

 

Bénodet - Saint Malo.

Lundi 18 juillet : Bénodet - Audierne.

Le temps s'est amélioré mais il ne fait pas encore vraiment beau.
Ce sera du vent d'ouest autour de 13 nœuds, avec une demi-douzaine de grains à 20 nœuds et de la pluie.
Du louvoyage donc, un grand bord tribord amures, des petits bords pour passer devant Penmac'h et un long bord bâbord amures jusqu'à Audierne.
J'y arrive vers 19h30 alors que le vent tombe mais que la pluie augmente.

Audierne sous la pluie
Une vue d'Audierne depuis le terrier où j'hiberne.
Le bateau est sommairement rangé avec la bôme posée sur les filières et la GV est en tas avec quelques rabans.
Le temps ne redeviendra à peu près agréable que jeudi !

 

Jeudi 21 juillet : Audierne - Brest

Départ à 11h00. La météo du matin annonçait un vent de secteur nord force 4-5, mais il y a assez d'ouest dans son nord pour que le raz ne puisse pas être atteint directement : Il va falloir louvoyer, mais avec le bord tribord amures très favorable.
Et puis le vent s'installe à force 5 et il faut prendre un ris dans la GV : le First Spirit 260 qui était parti derrière moi abandonne et fait demi tour.

Le raz de Sein sera passé contre le courant au près serré bâbord amures, contre le courant environ 1h30 avant la fin du jusant, mais la mer est très raisonnable et le bateau marche à 6 nœuds : Encore un passage du raz facile.
Une heure plus tard le vent mollit et adonne, le ris est largué et c'est route directe sur le Goulet via le Toulinguet.
Le vent tombe complètement en arrivant à Brest au Port du Château en fin d'après midi.

Le Port du Château est plus agréable que le Moulin Blanc, plus près de la ville et il y a beaucoup de tavernes et de restaurants à proximité, mais pour faire des achats il faut escalader la falaise et compter 20 minutes de marche pour atteindre la rue de Siam.
Le ponton visiteur, le long du môle est loin des sanitaires, et il est très fréquenté par les pêcheurs à la ligne qui y laissent leurs détritus.

 

vendredi 22 juillet : Brest - Camaret.

Départ à 12h00 pour l'Aber Wrac'h.
La météo du matin annonçait du NW force 2-3 Mais le vent est très faible et c'est le courant qui pousse le bateau hors du Goulet.
À 14h00 c'est calme plat. Si je veux aller à L'aber Wrac'h il va falloir le faire au moteur. Je préfère abréger et aller attendre des conditions plus favorables à Camaret qui sera atteint à 15h30.

Comme il est encore tôt, je trouve une place au Port du Notic qui est plus confortable que le port Vauban.
Camaret est décidément un port de rencontres. Cette fois c'est un voilier Russe de 8m équipé par un jeune couple de Saint Pétersbourg. Ils sont en route pour un tour du monde par étapes. Ils naviguent l'été et retournent travailler en Russie en laissant leur bateau sur place.
Ils ont fait une bonne traversée du Golfe de Gascogne et m'ont envoyé un émail depuis La Corogne où ils vont laisser le bateau pour l'hiver..

Le temps n'est pas très agréable : je vais rester à Camaret jusqu'à mardi.
mardi 26 juillet : Camaret - Aber Wrac'h
Départ du ponton à 7h30. Il y a une vent de nord très faible, c'est donc route moteur dans une brume qui se transforme rapidement en brouillard.
Le GPS est calé sur la tourelle des Vieux Moines qui finit par sortir du brouillard à une cinquantaine de mètres, je la laisse à bâbord, la côte est invisible, route GPS sur la bouée du Rouget.
Vers 9h00, entre les roches du Tournant et la basse des Renards, le vent apparait, du nord.
C'est le moment d'arrêter le moteur et de continuer au louvoyage, porté par le courant.
Valbelle est atteinte vers 10h30 et comme le vent a tourné on peut faire route directe au près serré bâbord pour passer devant le Four.
Il y a pas mal de monde sur la piste. À la voile on entend bien le bruit du moteur des bateaux qui rattrapent et parfois on peut en apercevoir un pendant quelques minutes.
Le four est passé, 0.3 mille à droite, vers 11h30. On entend sa trompe depuis longtemps mais il est invisible.
Enfin le soleil apparait et le brouillard se lève vers midi aux alentours de la basse Paupian.
Arrivée au port de l'Aber Wrach vers 14h00. Il reste une place à l'intérieur du brise-clapot, sur la partie qui prolonge la digue. Comme il y a encore un peu de courant de flot qui écarte du ponton je suis obligé de m'y reprendre à 2 fois pour l'accoster.
Le soir, après une moule-frites, je vais prendre une bouée un peu plus haut dans la rivière pour dormir tranquille car les pécheurs à la ligne envahissent le ponton et pêchent en bavardant.
Mercredi 27 juillet : Aber Wrac'h - Trébeurden.

Il n'y a pas de vent et une légère brume quand j'arrive au Petit Pot de Beurre vers 9h30. J'ai peur que la pyramide blanche de la Petite Ile ne soit pas visible de loin en blanc sur l'horizon brumeux et à cette heure la le rocher découvrant de 1.7m au nord de la Malouine n'est couvert que de 1.20m d'eau. Je sors donc en faisant le tour par le Libenter.

Comme il n'y a pas de vent c'est du moteur sur une mer calme.
Après une heure je rattrape deux petits bateaux traditionnels qui essaient par moment d'avancer à l'aviron ou à la godille et nous sommes tous dépassés par la Recouvrance qui file à toute vapeur vers Morlaix où une fête se prépare.
canot cotre Recouvrance vignette
Cliquer sur les vignettes pour obtenir les photos à leur taille originale.

Enfin vers 13h00 le vent se lève du NW et j'envoie la toile et le grand spi, avec la drisse de foc en guise de balancine de tangon, car ce matin en mettant le bateau en ordre avant de partir j'ai réussi à monter le mousqueton de balancine jusqu'à la hauteur des barres de flèche !

Et c'est parti pour une longue séance de spi, un vrai plaisir quand il y a du vent, que la mer est plate et qu'il fait soleil.
C'est tellement plaisant que je n'ai pas pu m'empêcher de passer par le canal de Batz, mais le vent a commencé à refuser et il a fallu rentrer le spi en arrivant au Pot de Fer.
La promenade continue jusqu'à Trébeurden, atteint à 19h00.
Jeudi 28 : Trébeurden - Lézardrieux (Perros Guirec).
Je profite de la matinée pour aller acheter une grande gaffe (la mienne est trop courte), puis escalader le mât en montant sur la bôme, les anneaux de tangon, puis le phare de la plage avant. Une fois là, j'ai interpelé la voisine du bateau d'à côté qui vaquait pour qu'elle me passe la gaffe et j'ai pu accrocher le mousqueton de la balancine de tangon pour la ramener en bas.
Départ 14h00 à l'ouverture de la porte.
La météo annonçait du N-NW force 2-4, en réalité c'est du 2 au mieux, mais pour aller jusqu'à Lézardrieux ça devrait le faire à la voile.
Après une séance de louvoyage paisible pour passer les cailloux qui débordent Trégastel c'est le spi qui monte pour longer la côte.
C'est vraiment une des plus belle côte de France, mais le phare de Ploumanac'h, en granit rose, sur des rochers en granit rose est vraiment difficile à voir quand il ne se découpe pas sur le ciel (il faut être à côté).
Comme le vent est faible ça ne va pas vraiment vite et je n'ai aucune chance de passer les Héaux avant la renverse de 18h30 : L'équipage vote à la majorité absolue pour un mouillage à Perros-Guirec, qui devrait être paisible par ce temps.
Mais ce n'est pas gagné, le vent faiblit et il devient difficile de dépasser les 2 nœuds sous spi. Entrainé par le courant je risque de passer l'entrée de la baie de Perros. Je suis obligé d'empanner tribord amures pour viser Ploumanac'h et arriver sur la tourelle de Bilzic.
En arrivant dans la baie je croise quelque concurrents de la Solitaire du Figaro qui attendent la marée haute pour rentrer à Perros après un petit prologue. Ce sont des bateaux superbes, avec des voiles superbes impeccablement réglées même hors régate. Il est rare de les voir de près sur l'eau et j'en profite.
Mais bon, il me reste à rentrer le spi, puis à prendre une bouée libre sur le mouillage sous la pointe de Castel Perros.
Comme il y a de la place pour manœuvrer je prend la bouée à la voile, au 2ème essai : Je perds la main à ne pas pratiquer assez!
Bateau amarré à 18h00, vitesse moyenne environ 14 milles en 4 heures = 3.5 nœuds, moitié au près, moitié sous spi.
Vendredi 29 : Perros - Lézardrieux

Encore un matin calme et brumeux !
Départ à la voile à 12h00, mais ce n'est pas très convaincant et il faut lancer la machine.
Enfin la brume se dissipe et une petite brise de secteur nord fait son apparition et permet de renvoyer la toile aux alentours de 14h00.
On passe la jument des Héaux vers 15h15 et je peux envoyer le grand spi pour descendre vers la Horaine.

Ce serait amusant de prendre le chenal de la Moisie sous spi, mais le temps de réfléchir au problème et il est déjà trop tard :
Il faut continuer en faisant le tour du plateau des Sirlots.
La navigation dans ces parages est compliquée à cause des courants dont la direction et la force varient rapidement d'un endroit à l'autre, sans compter l'état de la mer qui est vivement agacée par les rochers qui lui grattent le ventre.
Ça tourbillonne particulièrement à l'est du plateau des Sirlots quand le courant porte au sud-est.
trieux.jpg
Source Navicarte No 536

Une fois dans le chenal du Trieux c'est de nouveau calme et volupté dans un des plus beau paysage marin de Bretagne Nord.
Mais le vent baisse et il est temps d'affaler le spi en passant la Croix.
Encore une demie heure de moteur pour arriver à Lézardrieux, ce qui me donne le temps de ranger le bateau avant de rentrer au bassin à flot pour caréner demain.

 

Dimanche 31 juillet : Lézardrieux - st Cast (Paimpol).

Ce matin la météo annonce du SSE 2-3 devenant NNW l'après-midi.
Départ à 9h00, il fait beau avec du soleil et un petit vent de SW dans l'axe de la rivière
C'est parfait pour descendre la rivière sous le grand spi rouge et blanc, mais une fois tourné le coin dans le Ferlas, le vent passe de faible à capricieux sous le vent de la côte.
En plus le courant de jusant dans la baie de St Brieux commence à apparaitre, et comme chacun le sait ce courant fait le tour de Bréhat en rentrant par le Ferlas pour retourner à la mer par l'estuaire du Trieux.
Le vert-Galant est donc sous spi au vent de travers, contre le courant et avec un vent hésitant : Le bateau reste sur place dans les molles et avance de quelques dizaines de mètres dans les risées.
Dans ces conditions le passage entre les chalutiers mouillés devant Loguivy est un peu stressant.
Une fois à l'aise avec un peu plus d'espace libre autour c'est le bonheur. Ça n'avance pas mais c'est mieux pour admirer le paysage et enfin bronzer.

C'est bien de naviguer paisiblement mais St Cast c'est encore loin et avec ce vent il est plus raisonnable de viser Paimpol que je n'ai pas visité depuis longtemps.
Comme il n'est même pas encore l'heure de la marée basse c'est l'occasion d'aller faire un peu de tourisme le long de cette très jolie côte, ,jusqu'au Taureau avant de revenir sur Paimpol.
brehat-paimpol.jpg
extrait de la Nauticarte No 537

Après s'être glissé lentement dans l'anse de Paimpol il était encore beaucoup trop tôt pour remonter le chenal, donc mouillage d'attente dans pas beaucoup d'eau à côté de la première bouée de tribord au sud de l'Ile Saint-Rion. (cette bouée ne figure pas sur ma Navicarte de 2004).

Cette zone, entre Bréhat et Paimpol, parait inextricable sur la Navicarte, mais sur une carte à plus grande échelle (SHOM 7127) on constate qu'il existe une multitude de chenaux navigables à condition de choisir le moment et de disposer d'un vent favorable.
C'est très amusant à pratiquer sous grand-voile seule, pour aller moins vite et avoir une vue dégagée.

Passage de l'écluse de Paimpol à 18h45 après 15 minutes d'attente dans un avant-port bien encombré par les candidats à l'entrée.

 

Lundi 1er aout : Paimpol - St Cast.
8h30 : Sortie du port, pas de vent.

Passage au moteur entre le petit et le grand Mez de Goelo, puis à serrer la côte contre le courant pour St Quay, Binic ou Dahouet au cas ou le vent ne se lèverait pas.
10h50 : À terre de la Mauve, on dirait que du vent se lève.
11h00 : Sous voiles au près serré bâbord amures, à 4.4 nœuds cap au 150-160. Je prolonge ce bord à terre des Roches de St Quay jusqu'à la Roselière et il n'y a plus qu'à remonter au louvoyage vers l'est, puis se faufiler dans chenal d'Erquy.

Fort La Latte
Le Fort la Latte et le cap Fréhel à l'arrière plan.
Au passage du cap Fréhel la mer est agitée comme le veut l'usage, puis on passe Fort la Latte, et ça sent l'écurie !
Arrivée à St Cast à temps pour aller diner sur le quai.

 

Mardi 2 aout : St Cast - St Malo.
passage des Hébiens

 

 

Départ à 9h20, un peu avant la marée haute. Il fait beau avec un petit vent de secteur nord.

C'est un temps et l'heure idéale pour passer à terre des Hébiens (PM à 9h50 , coef 102 , 12.3m).
Le bateau avance paisiblement avec des pointes supérieures à 3 nœuds. On pourrait même envoyer le spi mais il faudrait le rentrer avant d'arriver aux Hébiens, et on n'est pas en régate !

Le passage se fait sans problème, on pourrait même passer au dessus d'une voiture coincée sur le gué. Si cela arrive! Une copine de ma sœur y a laissé une 2CV. Vous vous souvenez surement de ces voitures qui n'aimaient pas l'eau : L'allumeur placé à l'avant et l'embrayage centrifuge avaient horreur d'être mouillés.


source Navicarte No 535

 

plage des hébiens

 

 

A gauche une vue de la plage du célèbre mouillage des Hébiens.
C'est un endroit très agréable mais qu'il faut éviter pendant les vacances d'été et les fins de semaine.

Le bateau mouillé sur la plage est un Cornish Crabber, comme le mien avant que je n'achète l'Aphrodite 101.
C'était beaucoup plus commode pour l'échouage, mais inadapté pour courir Cowes-Dinard bien qu'il ait traversé la Manche en long et en large plusieurs fois.

 

arrivée à st malo

 

Après être passé à terre de l'ile Agot c'est une petite séance de louvoyage pour aller virer le Boujaron car il n'y aura plus assez d'eau à la pointe du Moulinet pour utiliser le chenal du Décollé.
Je passe les Patouillets vers 14h00, complètement en crabe à cause du courant. La bouée est fortement cabossée, ce n'est pas un petit bateau qui a pu faire ça !
C'est enfin l'arrivée à Saint Malo où j'entre aux Bas Sablons, juste à temps avec 30cm d'eau sous la quille au passage du seuil.


passage devant St Malo en 2007

 

Branlebas de Régates du 5 au 9 août 2011

Branlebas 2011

Saint Malo - Dunkerque.

lundi 15 août : Saint Malo - Saint Hélier
La météo annonce un vent variable force 1 à 3 avec brises côtières l'après midi. Je vais donc viser St Hélier à Jersey au lieu de St Peter à Guernsey.
Sortie du bassin Vauban à 10h00.
Toute la journée le vent va varier entre 5 nœuds de NW et rien, et nous serons à St Hélier à 19h00, après 3 heures de moteur et 6h de voile.
Le Harbour Master m'attribue miraculeusement une place libre sur un catway de résident. Je ne serais donc pas coincé au fond du bassin par plusieurs couches de visiteurs, à moins que ce ne soit moi qui les coince.
Dans tous les cas ça fait moins de manœuvres !
Mardi 16 août : Saint Hélier - Saint Peter
Départ à 9h30 , le vent est d'ouest force 3-4. C'est du louvoyage le long de la côte sud de jersey avant de contourner La Corbière vers 11h00, en lui laissant un large tour pour éviter les brisants du courant.
C'est ensuite un long bord de bon plein jusqu'à St Peter où j'entre sur le coup de 13h30.
Encore une navigation comme on les aime avec juste ce qu'il faut de vent pour que le bateau marche bien et sans souci, sous des bribes de soleil et sans pluie.
Je vais accoster sur un ponton et gonfle mon annexe Sevylor pour aller faire une razzia chez Marks & Spencer.
Mercredi 17 août : Saint Peter - Cherbourg
Départ à 6h15, environ 1h30 avant le début du flot à St Peter.
Le temps est gris et humide, la mer est calme et il n'y a pas de vent : Route moteur vers le raz Blanchard.
8h45 : Passe au nord du banc de Shole, toujours au moteur à 5,5 nœuds, la girouette donne du vent de face pour 7 nœuds (vent apparent).
10h05 : la Foraine est à 1.5 nautique dans l'est. Même sans vent la mer est vraiment agitée, le courant de flot est autour de 6 nœuds
10h40 : Le fort Ouest est au 120 à 10 milles : On fait route dessus.
11h15 : il y a un peu de vent de NE, arrêt de la machine ( ça fait du bien quand ça s'arrête), envoi des voiles et près bâbord à 3 nœuds mais avec le courant au cul c'est tout bon.
12h00 : passe le fort Ouest.
13h00 : Au ponton à Cherbourg - Chantereyne.
Bilan : 5 heures de moteur pour 8 litres de gazole et 1 litre d'eau sous le moteur (y a une petite fuite sur la pompe à eau de mer), niveau d'huile OK.
Jeudi 18 août : Cherbourg - St Vaast la Hougue (Cherbourg)
Départ à 9h30. La météo annonce du NE F3 à 5.
Il y a du soleil, les voiles sont hissées dans la petite rade, le vent est un petit 4 et ça marche bien, il faut juste tirer un bord pour enfiler la passe Est sans frôler le musoir du fort.
En sortant je croise un voilier qui rentre et me fait signe que ça secoue. Je n'y crois pas vraiment.
Un peu plus tard le vent monte et ça devient humide.
Un petit point gris apparait sur l'horizon à l'ouest, il semble se rapprocher très vite et il est entouré d'un petit nuage.
C'est semble t'il une frégate qui écrase le clapot à fond les manettes en dispersant des embruns. Mais le la perds de vue car ce qui est du clapot pour le bateau gris ce sont des vraies vagues pour moi et je dois regarder devant.
Le vent monte rapidement à 22 nœuds apparents et je n'ai pas envie d'ariser pour aller faire du saute-moutons dans le raz de Barfleur .Demi tour donc, pour rentrer à Cherbourg.
Comme d'habitude le vent molli en arrivant au port et je suis de retour au ponton à 11h30.
Vendredi 19 août : Cherbourg - Le Havre (St Vaast).
Le début du flot est prévu vers 10h30, donc départ du ponton à 9h30.
Le vent est de Nord pour 6-7 nœuds, ce n'est pas trop mais ça devrait monter dans la journée.
Arrivé à la Basse Régnier le vent mollit encore et il faut lancer le moteur, et une fois passé Barfleur je bifurque vers St Vaast la Hougue car je n'ai pas envie de faire une journée de moteur jusqu'au Havre.
Arrivée à St Vaast à 14h30 où je retrouve 2 Havrais de la Normandie Solo qui comme moi font du tourisme en solitaire.
Dimanche 21 août St Vaast - Le Havre (Dieppe).
La météo annonce du vent de SW. Les deux Havrais et moi quittons St Vaast au petit jour, à 4h45, avant la fermeture des portes, direction Le Havre.
Ce sera du moteur jusqu'à 5h30 quand tout le monde envoie le spi.
Comme le vent pousse bien, je décide de sauter Le Havre et de tenter directement Fécamp ou Dieppe. Je préviens donc mes petits camarades par VHF et je mets un peu de nord dans ma route.
Comme le vent n'est pas très fort, qu'il fluctue en direction, et qu'il y a du clapot, il arrive que le spi s'enroule. A force de tenter le diable on le trouve et je suis obligé d'affaler non sans mal un boudin de spi. Je l'affale donc et envoie le petit spi à la place le temps de démêler le grand.
Une fois tout remis en ordre j'ai la flemme de manœuvrer et je garde le petit spi.
Vers 15h00, après avoir empanné ( le vent passe à l'Ouest par à coups) le spi s'enroule de nouveau pendant que je suis occupé à l'intérieur.
Impossible de le dérouler en se mettant sur la fausse panne d'un bord ou de l'autre, il faut l'affaler, et en tirant dessus il finit par descendre avec une déchirure de plus de 2m.
Il n'y a plus qu'à renvoyer le grand spi qui tiendra jusqu'à Dieppe où nous arriverons pour diner.
Lundi 22, mardi 23 août : repos et bricolage
Plus de 6km de marche à pieds pour aller acheter chez Dieppe Nautic les 2 dernier rouleaux de ruban adhésif en tissus à spi.
Ensuite attendre que le pont du bateau soit sec entre 2 averses pour y étaler le spi et le réparer au ruban adhésif.
C'est une réparation bien visible : de l'adhésif rouge sur un spi vert et blanc !
Mercredi 24 Dieppe - Boulogne.
Départ à 7h15 sous une petite pluie et un faible vent d'Ouest.
Le vent va fluctuer toute la journée entre pas beaucoup et pas grand chose entre l'Ouest et le Sud.
Ce sera donc une journée de manœuvres, envoyer le foc, l'affaler, lancer le moteur 1/4 d'heure, envoyer le spi...etc...
La réparation du spi semble tenir, le moteur qui a tourné environ 1h30 a montré 2 fois des signes de faiblesse : ralentir, presque s'arrêter puis repartir. Il n'y avait pas d'herbe dans l'hélice ça doit être des cochonneries dans le gazole qui bouchonnent.
Arrivée au ponton à Boulogne vers 16h30. La latte forcée en haut de la GV est encore cassée et son gousset déchiré. Cette latte déteste le vent arrière quand elle s'appuie sur les haubans qui sont à 15cm du mât à cet endroit. C'est un défaut du gréement poussant avec des barres de flèche très en arrière : la GV appuie sur les haubans au portant. Si je dois commander une nouvelle GV j'insisterais pour que la latte forcée soit au dessus du capelage des haubans.
Au ponton le moteur a tourné 30 minutes au régime habituel, hélice embrayée, sans manifester de mécontentement : Il faudra quand même nettoyer le réservoir de gazole cet hiver, ce qui n'a pas du être fait depuis une trentaine d'années.
Jeudi 25 Boulogne - Dunkerque.
Départ à 7h30, le vent est de SSE pour 12-13 nœuds : Le spi est envoyé dans la rade.
Ce sera du spi jusqu'à Dunkerque, un peu trop serré en passant devant Calais mais le vent adonne petit à petit et le spi devient de plus en plus facile à porter sur la fin.
Au ponton à 13h15 , je vais vite vérifier que la voiture démarre avant de téléphoner à la maison et prévenir que j'y serais pour diner.
Il n'y a plus qu'à ranger un peu le bateau et remplir la voiture avec le linge sale et la nourriture qui peut encore servir.

 

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Mise à jour le 26 décembre 2011