La perruche à collier Psittacula krameri - Rose-ringed Parakeet

La Perruche à collier est un oiseau de la famille des Psittacidés (perroquet, ara, lori, amazone, conure, ...).
Elle mesure environ 40 cm de longueur et de 40 à 50 cm d'envergure. Son poids est compris entre 95 et 140 grammes. Son plumage est à prédominance verte, sa queue est longue et présente des nuances bleu azur. Son ventre et le dessous de ses ailes sont plutôt jaunâtres. Une ligne noire relie la base du bec aux yeux.


Il existe un dimorphisme sexuel:
- Le mâle se distingue par un collier noir qui s'étend du bec au cou et qui est accompagné d'une mince bande rose sur la nuque.




- La femelle et les juvéniles des deux sexes (jusqu'à l'âge de 3 ans) sont souvent plus clairs et ont une queue plus courte. Ils ne présentent pas de collier ou alors un simple ombrage gris et des bandes claires sur la nuque.




Les jeunes ressemblent à la femelle mais leur queue est plus courte et leur bec rose.



Les perruches à collier asiatiques ont un bec rouge, tandis que les sous espèces africaines ont un bec noir, et sont plus petites.
Lors de la nidification, les pontes se font souvent dans des arbres creux ou dans d'autres anfractuosités.
Ses cris sont facilement reconnaissables; elle siffle ou jacasse.
C'est un oiseau très répandue dans le monde, elle est présente naturellement à l'état sauvage aussi bien en Asie qu'en Afrique. En Europe, c'est un envahisseur récent.





La perruche à collier se nourrit de fruits et de graines. En Asie principalement, elle est considérée comme un fléau pour les récoltes.
Plus prêt de chez nous, en Europe, on peut la trouver en milieu urbain où la température est plus élevée et où elle peut trouver assez facilement à manger en particulier dans les mangeoires à oiseaux.




Elle est également présente, prêt de chez moi, en Île-de-France depuis plusieurs années. Sa population y est estimée à un peu plus d'un millier d'individus. On la rencontre principalement dans les parcs et jardins; elle a d'abord été signalée près des aéroports d'Orly et Charles-de-Gaulle, par lesquels elle est probablement arrivée.




Les anglophones la surnomme parfois Houdini, du nom du célèbre prestidigitateur américain d'origine hongroise, spécialiste de l'évasion.



On la trouve aussi dans le midi de la France (Fréjus, Cannes, Marseille, ...) et en Belgique; à Bruxelles par exemple ou elle semble assez nombreuse.




En Europe si elle n'est pas encore jugée responsable de dégradation importantes dans les récoltes, on commence à lui reprocher de rentrer en concurrence avec des espèces autochtones. Soit pour la nourriture en hiver (mésange, moineau, ...) soit pour les lieux de nidification (Pics, sittelle, étourneau, ...).








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