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Dans le creux de deux branches dénudées, un rossignol enhardi soudainement s’était posé. Se jouant de la rosée perlant le long du dru feuillage, notre frivole artiste ébouriffait son fauve plumage. Lorsqu’il eu fini de soigner la douce crinière, à gorge déployée, sa mélopée d’amour se mit-il à déclamer, si fier ! Ecoutez bien ce chant-là car, au cœur-même de ces doux gazouillis, notre ingénu chanteur, d’insoupçonnées mélodies emmêlât. Et tout à fait entre nous – je vous en fais la confidence – ce secret, pour venir en aide aux sourds, il révélât : nous l’en remercions d’avance. Le rossignol tourne sa tête et nous enchante, de sa voix perçante, d’une bien étrange vision. Mais que voyons-nous là à nos sens s’épanouir ? Par-delà un champ d’herbes luisantes, sur le dos ronds des collines toutes proches, un merveilleux dragon dore ses écailles sous le doux baiser du soleil levant. Quelle majesté, quelle splendide célébration, en ce lieu chatoyant, par la voix de notre bel oiseau dévoilée. Lovée au cœur de cette divine vallée, la bête s’enroule, drapée du bleu velours céleste, attendant avec paresse, la douce caresse du vent qui, de son sommeil éthéré, viendra l’éveiller. S’exposant avec délicatesse aux douceurs scintillantes de la grande étoile, perdu dans les méandres obscures des brumes mentales du songe qui l’étreint, les yeux mi-clos, un objet rond étonnant, notre dragon semble avec grande précaution garder contre son flanc. En approchant notre regard curieux, les formes oblongues et blanches de la chose, laissent présager un œuf : ô surprise grandiose ! Ainsi voilà le secret de sa mystique présence ! Ce reptile divin, bercé par le chant de notre illustre soliste, engendre sa future engeance. Quant au rossignol qui, lui, si fier, nous contait cette étrange chimère, soudainement des larmes obscurcissent son âme de poète, et ne sachant si c’est bien la tristesse, l’espoir ou le bonheur, notre pieu chanteur nous ouvre son cœur, tout en douceur : Ce dragon que je vous ai chanté là n’est qu’amer souvenir, que seuls quelques artistes de mon rang gardent en esprit, enfoui profondément. Légion furent ses pourfendeurs qui chantaient la gloire de l’Amor, tandis que leurs bras armés de glaives acérés anéantissaient toute cette ancienne et noble lignée. Pourtant, sans au grand jour apparaître, dans toute chose son reflet est immortel : sur le contour des nuages, dans le miroir des océans, sous l’écorce des montagnes, ou sur le doré visage du soleil levant ; ce dragon-là attend son réveil. Il est grand temps d’opérer sa sortie du néant. Zulaan |
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Avez-vous entendu parler des Maîtres Supérieurs qui veillent sur la destiné de l'humanité ? Avez-vous lu des ouvrages sur la Lémurie, l'Atlantide ? Mu ? Ou sur d'autres civilisations antédiluviennes très avancées ? Vous a t-on déjà parlé de l'évolution des âmes humaines au fil des âges et de leur destin lumineux ? Ou bien encore des êtres qui deviennent des Fils de Dieux au bout du cycle des 700 réincarnations successives ? Hmmm... A la lecture de bon nombre d'ouvrages ésotériques ou occultes, nous trouvons des affirmations qui s'appuient sur des références remontant à la fin des années 1800 et ces références sont aujourd'hui admises par beaucoup comme une vérité acquise et inébranlable, car crédibilisée par le temps. Récemment, j'ai entrepris la lecture d'un livre sur l'antique philosophie Egyptienne. A peine l'ais-je ouvert et jeté un coup d'œil sur l'introduction, je l'ai aussitôt refermé. En une page, le commentateur qui introduit ce texte ancien, réussit à faire un condensé de près d'un siècle et demi de croyances abracadabrantes, pas même dignes d'un mauvais livre de science-fiction ! Et pourtant, ce qu'il avance, il le fait avec conviction. Il est question, entre autre, des cultures Lémuriennes et Atlantéennes, mais avec des détails assez surprenants... D'où tire t-il ce savoir, d'où lui viennent toutes ces affirmations ? La seule et unique référence que l'on possède sur la race Atlantéenne nous viens du "Timée et Critias" de Platon. Ce dernier se sert de l'Atlantide pour présenter un certain nombre d'idées philosophiques. Certains pensent même que l'Atlantide n'est que pure invention de Platon, qui lui permettait d'étayer ses réflexions sur une république parfaite. Strictement aucun autre écrit d'époque ou antérieur n'existe à ce sujet. Rien, zéro, néant ! Tous les autres documents sur ce continent perdu ont été créés ultérieurement, en se basant sur l'œuvre de Platon. Et la Lémurie ? Où trouvent-on les traces écrites qui parlent de ce continent perdu ? D'où peuvent sortir toutes ces affirmations qui nous dépeignent avec tant de détails la chronologie de l'évolution de l'homme au travers de ces époques depuis longtemps oubliées ? Les cristaux, engins volants, télépathie, pouvoirs oubliés, enterrés avec un âge d'or révolu... Eh bien en faisant quelques recherches tout se précise. Les fameux dépositaires d'un savoir occulte - certifié conforme - sont les Théosophes. Mais qui sont-ils pour avoir tant influencé depuis plus de cent trente ans la littérature ésotérique ? La clé du mystère se nomme Elena Petrovna Blavatsky (1831-1891). Née en Ukraine, depuis toute jeune persuadée d'être investie de dons paranormaux, Elena est une personne instable et, dirons-nous, légèrement perturbée. Eprouvant beaucoup de difficultés à construire une vie "rangée", elle exerce toute sorte de métiers, dont professeur de piano, cavalière dans un cirque, décoratrice d'intérieur, médium, importatrice de plumes d'autruches... Elle voyage beaucoup, mais doit régulièrement fuir les pays d'accueil, car elle pratique bon nombre d'activités frauduleuses et les autorités lancent contre elle des avis de recherche. Arrivée à New York, elle prêche des discours pseudo-ésotériques et, en 1875, fonde avec quelques disciples la Société Théosophique. Cette institution, pour reprendre Joël Lévy, est "un amalgame excentrique de sagesse ésotérique, de philosophie orientale confuse, de spiritualisme, de religion, de traditions occultes et de pensée pseudo-scientifique. Madame Blavatsky tendait à s'emparer de toute idée ésotérique à la mode et affirmait, entre autre, recevoir des lettres, puis des communications télépathiques des esprits et des mahatmas mystiques - "Maîtres Supérieurs" - qui contrôlaient l'histoire humaine depuis le début". Par la suite, on a découvert qu'elle rédigeait elle-même ces lettres et se les postait en douce... Mais les cent trente ans qui nous séparent de cette époque gomment facilement ce genre de détails insignifiants. La Société Théosophique, en quelques années, s'est répandue sur la surface de tout le globe. Des succursales ont fleuri et les adeptes se sont pressés aux portes par centaines. Mme. Blavatsky, devenue grand gourou, s'est établie en Inde, d'où elle a dirigé cet empire jusqu'à la fin de ses jours. La Théosophie a fait de nombreux adeptes, des gens sincères, en quête d'un savoir perdu, des rêveurs, mais aussi des personnages peu scrupuleux, jouant de la crédulité humaine pour se construire une position sociale confortable. Parmi les membres les plus connus on peut citer : Rudolf Steiner, James Churchward, William Scott-Elliot... La Théosophie a survécue sous une certaine forme jusqu'à nos jours, puisqu'elle est à la source du mouvement New Age que nous connaissons. La très grande force des Théosophes, c'est qu'ils ont réussi à faire rentrer des idées saugrenues dans l'inconscient collectif, justement par une action menée à l'échelle du temps. A force d'entendre et de lire depuis un siècle et demi des balivernes sur des Maîtres qui gouverneraient la Terre dans la sagesse infinie, depuis des retraites mystiques éternelles situées sur d'autres plans d'existence vibratoires, les gens finissent par y croire. Et comme plus personne ne se souvient de qui a dit telle ou telle chose et puisqu'elle fait partie de la mémoire collective, c'est qu'elle doit être vraie ! L'être humain a une tendance naturelle a accorder du crédit aux affirmations qui viennent du passé, sous prétexte d'une sagesse perdue, d'un savoir disparu, etc... Or, cette sagesse et ce savoir n'ont pas été perdus, nous sommes tout simplement devenus sourds et aveugles. Certes, il y a des choses extraordinaires à découvrir dans notre passé, par moment dignes d'un chef d'œuvre de Spielberg, mais arrêtons de tout gober bêtement sans prendre le temps de réfléchir ! Arrêtons de nous comporter comme un troupeau de moutons ; agissons, cultivons-nous, soyons curieux, écoutons et ouvrons les yeux, mais surtout, dans un premier temps, apprenons à garder le silence ! La Lémurie, le continent Mu et tant d'autres sujets mystiques sont une invention des Théosophes. Ces fins penseurs ont vu en rêves des vérités cachées au commun des mortels, puis les ont retranscrites sur papier. D'autres furent contactés par des entités originaires des âges révolus (et plus récemment par des extraterrestres pour les Channelling). Encore d'autres se sont laissés aller sous l'effet des drogues à des fantasmes et autres délires, qui ont été scrupuleusement couchés dans des ouvrages à succès. Tandis qu'encore d'autres ont tout simplement rassemblé quelques croyances populaires, remanié à leur sauce et resservi le tout à bonne température au moment idéal... James Churchward par exemple, prétendait avoir décrypté le Codex Troano Maya, dans lequel était décrit le continent Mu au moment de sa destruction. Cela tombait à point nommé : à cette époque la population était assoiffée d'ésotérisme et se passionnait pour les continents perdus. Mais tout ça n'était que pure fantaisie car, premièrement, ce n'est pas Churchward qui a décrypté le Codex, mais Augustus Le Plongeon et, deuxièmement, Le Plongeon a très mal interprété les glyphes Maya, en fait, n'ayant pas compris du tout la philosophie de cette écriture. Churchward a "emprunté" la paternité de la traduction à Le Plongeon et l'a assaisonné de toute cette substance pseudo-occulte superflue qui a fait le bonheur des masses. Les traductions actuelles ont permis de nous rendre compte que le Codex Troano parle de tout à fait autre chose... Et pourtant, certains ouvrages citent toujours et le Codex et Churchward en référence par rapport au continent Mu ! Mais si on s'avise d'attirer l'attention des détracteurs de ces théories sur ce fait, ces derniers crient haut et fort à la conspiration. Ainsi va l'humanité, elle ferme les yeux sur ce qui la gène et réinvente les faits pour qu'ils collent à une vérité qui brille d'un plus bel éclat... Qu'il y ait eu des civilisations avant le déluge, cela a été attesté par une architecture monumentale retrouvée immergée au large des îles Bimini, au large de Yonaguni au Japon, mais aussi sur le continent Américain, au Proche et Moyen Orient et ailleurs. Rien ne permet cependant d'affirmer quoi que ce soit sur ces cultures disparues. Il n'y a aucun document, aucune trace écrite, rien ! Juste le mystère de quelques constructions gigantesques dont la mise en œuvre dépasse l'entendement. Mais l'être humain a besoin de croire, un besoin viscéral, dirais-je, d'espérer. Il me revient en tête un auteur très à la mode dans les cercles ésotériques de bas étage, j'ai nommé Lobsang T. Rampa. Ce dernier prétend être un Lama Tibétain initié au plus haut degré à tous les mystères. Il a émigré vers l'occident et à changé de corps pour se fondre incognito dans notre société, devenir écrivain et partager avec le reste de l'humanité son savoir et sa sagesse, et accessoirement gagner dessus quelques dollars... Et quel savoir ! Quelle sagesse ! D'un livre à l'autre le malheureux se contredit ! Je sais de quoi je parle, je l'ai lu avec attention. Lobsang T. Rampa a visité l'Agartha, le monde souterrain (théorie de la terre creuse), qu'il décrit avec sérieux et force de détails. Soit dit entre nous, cette terre creuse a été "inventée" par Ferdynand Ossendowski, qui rassembla un petit paquet de croyances populaires prises ci et là pour construire ce mythe afin de le livrer au Baron von Ungern-Stenberg contre monnaie sonnante et trébuchante - un malin qui a vu l'opportunité de ramasser de l'argent là où un fou croyait trouver le pouvoir et la puissance. En effet, le baron von Ungern-Stenberg, recherchait un moyen de monter en puissance et de rassembler une armée importante. Il est dit, que des armées immenses sortiront à la fin des temps d'Agartha pour combattre... Un mythe est né et même Hitler y a cru et a recherché Agartha durant des années ! Rampa reprend une bonne partie des théories des Théosophes pour bâtir la pseudo-sagesse ésotérique de ses livres. Ces derniers se vendent comme des petits pains. Sacré Lobsang, il a tout comprit, tout comme Ossendowski ! Et des exemples comme celui-ci il y en a à foison ! En fait, plus les affirmations sont énormes, plus ça marche auprès des masses. Comme disais le scribe Egyptien Ani : "La multitude est ignare, et ce n'est pas auprès de la foule qu'il convient de rechercher la sagesse". Mais quel saint homme ! Alors pourquoi des esprits, pourtant éclairés, comme ce commentateur dont j'ai parlé au début, dont la réputation n'est plus à faire, prennent, sans même y prendre garde, pour référence un groupe d'ahuris complètement allumés ? Comment peut-on présenter une œuvre philosophique reconnue et d'entrée de jeu, en quelques lignes, se tirer une telle balle dans le pied ? Cela demeure pour moi un grand mystère. Une règle sacro-sainte s'impose à mon sens : ne rien prendre pour argent comptant et vérifier toujours toutes les sources. Je vais reprendre à présent la lecture de mon ouvrage, mais j'éviterai soigneusement toutes les notes du malheureux commentateur, séparant ainsi le subtil de l'épais... Zulaan |
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Je souhaite vous présenter un poème qui m'interpelle beaucoup. Et pour cause, il s'agit d'un petit poème Sumérien datant d'il y a quelques six mille ans. Ce qui est surprenant, c'est le langage utilisé, qui "sonne" d'une manière très contemporaine... Viens sommeil, viens sommeil, viens à mon fils, Puisse la déesse de la croissance être ton alliée ; Troublant, n'est-ce pas ? - je rappel pour ceux qui découvrent cette civilisation en lisant ces lignes, qu'il s'agit de la toute première civilisation humaine, qui est apparue il y a environ six mille ans entre les bras de deux fleuves, le Tigre et l'Euphrate, sur le territoire de l'Irak actuel. L'écrit le plus célèbre qui caractérise cette société est l'Epopée de Gilgamesh. Dans les antiques récits, il est dit des Sumériens, qu'ils viennent de par delà la mer. Effectivement, ils n'appartiennent à aucune branche linguistique traçable. Nous voici en plein mystère... Le système Sumérien était fondé sur le commerce, sur des lois sociales qui intégraient l’égalité, la liberté et la fraternité, n’en déplaise aux révolutionnaires Français, qui au final n’ont rien inventés. Les Sumériens ont créés des écoles, avec des programmes pédagogiques très structurés, des administrations, un parlement avec deux chambres distinctes, un système juridique d’une perfection que nous pouvons qu’envier, un alphabet très complexe, des mathématiques, une astronomie très poussée. Parmi d’autres inventions on peu citer le calendrier, que nous utilisons encore aujourd’hui, l’architecture (et quelle architecture ! Ce sont les Sumériens qui "inventent" l'ancêtre de la pyramide : la Ziggurat), l’ingénierie, les sciences, la métallurgie, la philosophie, l’art, la musique, la poésie, l’astrologie… Les Sumériens exploitaient des dérivés du pétrole, le bitume, ils ont inventé la brique cuite, le premier "béton" armé, les textiles, la mode, les bijoux raffinés, la chimie, une forme d’imprimerie – eh oui, bien avant Gutenberg. Ils édictaient des lois pour permettre aux plus démunis de vivre décemment, ils construisaient des routes, des systèmes d’irrigation complexes, la liste est encore très longue, mais toujours est-il, qu’ils sont à la base de tout ! Et tout a fleuri d’un seul coup, sans période préalable nécessaire à l’invention de tous ces éléments... Ce bouleversement, ce passage de "l’âge de la pierre" à une civilisation extrêmement évoluée, s’est produit en à peine quelques centaines d’années. La communauté scientifique a beaucoup de mal à expliquer ce bond qui va totalement à l’encontre de tous les modèles d’évolution. Du coup, elle évite de soulever cette question, de manière à ne pas créer d’embarras. Eh oui, les Sumériens sont une véritable énigme pour l’homme moderne, une anomalie de l’évolution. Ils sont la source universelle qui a inspirée tous les autres peuples jusqu'à nous… Toutes les cultures qui les ont suivies ont essayées de prolonger le modèle Sumérien, mais avec le temps nous avons assisté paradoxalement à une lente dégradation au lieu d’une amélioration logique... Examinons quelques proverbes Sumériens. Si après ça on ose encore prétendre que les peuples qui sortent tout juste de la préhistoire sont des sauvages...
Si nous sommes condamnés à mourir : dépensons ; si nous devons vivre : épargnons. L’homme : pour son plaisir, le mariage ; s’il y réfléchit bien : le divorce. Ce n’est pas le cœur qui mène à l’inimitié ; c’est la langue.
Comment des hommes qui sortent à peine de l’âge de pierre peuvent faire preuve de telles subtilités du langage ? Le second proverbe, celui qui parle du divorce, nous fait irrésistiblement penser à notre propre société, ça en est troublant ! Une parenthèse s’impose. Le Sumérien a pu être très facilement décrypté, car à l’image de la fameuse pierre de Rosette en Egypte, les peuples qui ont été influencés par la culture Sumérienne ont calqués leur langage et leur alphabet sur celui de ce peuple. On retrouve par ailleurs souvent des textes écrits simultanément en Sumérien et dans une autre langue. Et comme certains langages des peuples qui ont suivis se sont progressivement acheminés vers l’Hébreux actuel, la lecture est donc très facile et la marge d’erreur quasiment nulle. Voici donc pour ceux qui pensent qu’il s’agit là juste de traductions trop modernisées… Comme dit Sitchin : "Quelque part, nous sommes tous Sumériens"... Zulaan |
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