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N° 54391

Pic du Midi de Bigorre Radio et télévision
Climat Disciplines de l'astronomie
L'observatoire ASSOCIATIONS D'AMATEURS
Histoire Liste des plus grands télescopes
Télescopes ASTRONOMIE EN MIDI PYRENEES
Hypertélescope Astrophysique
Sonder l’Univers Cartographie voir une carte javascript actif

 

LES GRANDS TELESCOPES OPTIQUES

 

Gran Telescopio Canarias

 

 

Le Gran Telescopio Canarias (GTC, « Grand Télescope des îles Canaries »), appelé quelquefois GranTeCan, est un

télescope de 10,4 mètres de diamètre situé à l'observatoire du Roque de los Muchachos, à 2 396 mètres d’altitude,

sur l'île de La Palma.

Le GTC est mis en service le 13 juillet 2007 et produit ses premières données scientifiques en juin 2009.

Le 24 juillet 2009, il est inauguré par le roi et la reine d’Espagne.

Son miroir principal, entièrement piloté par un système d'optique active, est composé de 36 sections

de vitrocéramiques hexagonales mesurant 1,9 m de large chacune, de 8 cm d’épaisseur et pesant 470 kg .

Poli avec une précision, de 15 nanomètres, il fournit des images d’une résolution proche de celles prises

en orbite par le télescope spatial Hubble.

Avec une surface totale de miroir de 75,7 m2, il est un des plus grands télescopes du monde.

D’un coût de 130 millions d’euros et de vingt années d’études, le projet GTC est le fruit d’une collaboration

entre plusieurs institutions espagnoles (90%), le Mexique, l'université de Floride (USA), l'Institut d'astrophysique

des Canaries (IAC) et le Fonds européen de développement régional de l’Union Européenne.

 

 

Liste des plus grands télescopes

Voici une liste des plus grands télescopes optiques terrestres.

Ils sont triés par le diamètre équivalent de leur miroir primaire.

En 2008, 23 télescopes terrestres ont un diamètre de leur miroir supérieure à 4 mètres [1].

NOM DIAMETRE PAYS SPONSORS SITES DATE DE CONSTRUCTION
Large Binocular Telescope (LBT 2x8,4 équivalent à 11,8 m talie, États-Unis, Allemagne Mont Graham, Arizona 2004
Gran Telescopio Canarias (GTC) 10,4 m Espagne La Palma, Canaries 2005
Keck 1 9,8 m États-Unis Mauna Kea, Hawaii 1993
Keck 2 9,8 m États-Unis Mauna Kea, Hawaii 1996
Southern African Large Telescope (SALT) 9,5 m Afrique du Sud, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Pologne, Nouvelle-Zélande Sutherland, Afrique du Sud 2005
Télescope Hobby-Eberly (HEB) 9,2 m États-Unis, Allemagne Mont Fowlkes, Texas 1997
Subaru (NLT) 8,3 m Japon Mauna Kea, Hawaii 1999
Very Large Telescope UT1 (Antu) 8,2 m Europe (ESO) Cerro Paranal, Chili 1998
Very Large Telescope UT2 (Kueyen) 8,2 m Europe (ESO) Cerro Paranal, Chili 1999
Very Large Telescope UT3 (Melipal) 8,2 m Europe (ESO) Cerro Paranal, Chili 2000
Very Large Telescope UT4 (Yepun) 8,2 m Europe (ESO) Cerro Paranal, Chili 2001
Gemini Nord 8,1 m États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Chili, Australie, Argentine, Brésil Mauna Kea, Hawaii 1999
Gemini Sud 8,1 m États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Chili, Australie, Argentine, Brésil Cerro Pachón, Chili 2001
Multiple Mirror Telescope (MMT) 6,5 m États-Unis Mont Hopkins, Arizona 1999
Télescopes Magellan 6,5 m États-Unis Observatoire de Las Campanas, Chili 1998
BTA-6 6 m Russie Mont Pastoukhov, Caucase 1976
LZT 6 m Canada, France Maple Ridge, Colombie-Britannique 2003
Hale Telescope 5 m États-Unis Mont Palomar, Californie 1948
William Herschel Telescope 4,2 m Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne La Palma, Canaries 1987
SOAR 4,2 m États-Unis, Brésil Cerro Pachón, Chili 2002
VISTA 4,2 m Royaume-Uni, Europe Cerro Paranal, Chili 2007
Blanco 4 m États-Unis Cerro Tololo, Chili 1976
CFHT 3,6 m Canada, France, Hawaii Mauna Kea, Hawaii 1979
Télescope de 3,58 mètres 3,6 m Europe (ESO) Observatoire de La Silla, Chili 1976
New Technology Telescope 3,6 m Europe (ESO) Observatoire de La Silla, Chili 1989

Notes et références

1 Diplomatie, HS n°7, décembre 2008, p. 67

Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique

 

 

Ces deux photos ne sont pas en licence créative Commons

publication tous supports tous pays réservée F5KKJ

Droits d'auteur Philippe Calvayrac

Pic du Midi de Bigorre (Observatoire)

 

 

Le pic du Midi de Bigorre (en occitan gascon pic de Mieidia de Bigòrra) est situé dans les Hautes-Pyrénées,

et atteint une altitude de 2 877 mètres.

Il est connu entre autres pour la présence d'un observatoire astronomique et d'un relais de télévision.

Il est situé dans les Pyrénées françaises, dans le département des Hautes-Pyrénées, près de Bagnères-de-Bigorre,

se référant comme la ville à l'ancien comté de Bigorre.

Étant situé très en avant de la chaîne, le pic est connu pour son panorama sur la chaîne de montagnes franco-espagnole.

Climat

Les conditions atmosphériques y sont assez pures et stables.

Il peut y neiger en été.

Les températures sont assez rudes compte tenu de la déperdition de chaleur avec l'altitude.

Voies d'accès

Il est possible d'accéder au pic à pied, par des sentiers de randonnée, ou bien en téléphérique, au départ de La Mongie.

Ce téléphérique est composé de deux tronçons : le premier tronçon, entre La Mongie (1 800 m) et le Taoulet (2 300 m),

comporte plusieurs pylônes ; le deuxième tronçon, entre le Taoulet et le pic du Midi (2 872 m), ne comporte qu'un seul

pylône, près de la gare d'arrivée.

Il présente une travée de câble de 2 550 m de long (3e rang français) entre le Taoulet et ce pylône.

L'observatoire

L'observatoire astronomique est un haut lieu d'observation et de recherche.

La météorologie puis l'astronomie ont été les principales motivations de la création de cet observatoire.

L'astronomie est encore à l'heure actuelle le domaine d'investigations scientifiques le plus important au pic du Midi.

L'observatoire est rattaché à l'Observatoire Midi-Pyrénées.

C'est une UFR de l'université Paul Sabatier (Toulouse III).

Histoire

Dès le tout début du XVIIIe siècle, le sommet du pic est connu pour être un lieu d'observations astronomiques.

On sait que François de Plantade monte au pic à plusieurs reprises : il étudie pour la première fois de façon scientifique

la couronne solaire lors de l'éclipse de 1706. il remonte en 1741 pour y effectuer des mesures barométriques dans le but de dresser une carte des diocèses du Languedoc.

Le 26 août, gravissant à nouveau la montagne, il meurt au col de Sencours, sextant au poing, en s'exclamant :

« Ah! que tout ceci est beau ! »

Ces mesures sont suivies, dès 1774, par celles de Monge et d'Arcet qui montent au pic pour y étudier la pression

atmosphérique.

La construction de l'observatoire a débuté dans les années 1870, sous la direction du général Charles du Bois de

Nansouty, et de l'ingénieur Célestin Vaussenat.

Les premiers terrassements au sommet commencent en 1875.

Les premiers locaux sont achevés le 8 septembre 1882.

Par la suite, ces locaux ont été grandement complétés : nouvelles terrasses, nouvelles coupoles, nouveaux bâtiments

d'habitation.

L'électricité arrive au sommet en 1949.

Auparavant, les équipements électriques étaient alimentés par un ensemble de batteries et un groupe électrogène.

Un premier téléphérique, dédié au transport du personnel, est installé en 1952, ce qui permet d'atteindre le sommet

en toute saison.

En 1959-1962 est installé le bâtiment interministériel, qui regroupe les activités d'astronomie, de météorologie, de

télévision,de navigation aérienne, des télécommunications.

En 1994, l'État envisage la fermeture de l'observatoire.

La région Midi-Pyrénées se mobilise, et crée un syndicat mixte pour la réhabilitation du site.

Le projet prévoit une réhabilitation des installations scientifiques, ainsi que l'ouverture au public d'une partie du site.

Ainsi, le téléphérique de service est remplacé par un nouveau téléphérique capable d'accueillir le grand public.

D'importants travaux sont engagés à partir de 1996 ; le site, dans sa version rénovée, ouvre en l'an 2000.

Le 20 mars 2008, 4 alpinistes trouvèrent la mort dans un accident suite à une avalanche dans un couloir jugé

« dangereux » du pic du Midi.

 

Télescopes

En 1905 est installée la coupole Baillaud, de 8 m de diamètre.

Elle est équipée d'une monture équatoriale mécanique.

Elle abrite une lunette et un télescope réflecteur.

En 1946, M. Gentilli offre à l'observatoire une coupole et un télescope de 60 cm.

Un spectrographe est installé en 1958.

En 1963, la NASA finance l'installation d'un télescope de 106 cm.

Il est utilisé pour prendre des clichés précis de la surface lunaire dans le cadre de la préparation des missions Apollo.

Une tour haute de 28 m et de 2 m de diamètre est construite à partir de 1972.

Elle est installée à l'écart des autres bâtiments, de façon à minimiser les perturbations atmosphériques.

En 1980, elle abrite un télescope de 2 m : le télescope Bernard Lyot.

L'observatoire dispose d'un coronographe, qui permet l'étude de la couronne solaire.

Autre instrument, installé depuis 1961, la Coupole Tourelle (rebaptisée lunette Jean Rösch en 2004,

en l'honneur de son créateur).

Cette coupole à la forme caractéristique abrite une lunette de 50 cm de diamètre destinée à l'étude du Soleil

(imagerie de la surface, étude de la granulation).

L'instrumentation s'est vue complétée en 1980 par un spectrographe.

On dénombre actuellement au sommet :

Le télescope de 55 cm (coupole Robley);

Le télescope de 60 cm (coupole du T60, accueillant des astronomes amateurs via l'Association T60);

Le télescope de 106 cm (coupole Gentilli) dédié aux observations du système solaire;

Le télescope de 2 m ou Télescope Bernard Lyot (utilisé avec le spectropolarimètre NARVAL [2]);

Le coronographe CLIMSO (étude de la couronne et du disque solaire);

La lunette Jean Rösch (étude de la surface solaire);

Citons également :

La coupole Charvin, ayant abrité un coronomètre photoélectrique (étude du Soleil);

La coupole Baillaud, réaffectée au musée en 2000 et abritant une maquette à l'échelle 1:1 du coronographe.

 

Radio et télévision

En 1926-1927 sont installées au pic deux pylônes de 25 m de haut, qui supportent une antenne de radiodiffusion.

Un émetteur de télévision est installé en 1957.

Il commence ses émissions le 14 septembre.

Lors de la construction du bâtiment interministériel, un nouvel émetteur est installé. Il dispose d'une antenne

de 104 m de haut.

Ses émissions commencent en 1963.

Cet émetteur diffuse des émissions de radio FM et de télévision (analogique et désormais numérique).

Il dessert une importante partie du sud-ouest de la France, soit un septième du territoire national.

Références

Géoportail, site de l'IGN

NARVAL

Liens externes

Le site officiel du Pic du Midi

Le site de l'Observatoire

Le site de CLIMSO

Histoire du pic (site de l'Académie de Midi-Pyrénées)

Portail de l’Astronomie WIKIPEDIA

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Hypertélescope

L'hypertélescope est un interféromètre où l'on recombine simultanément tous les télescopes/miroirs afin d'obtenir une

image directe lumineuse des objets astrophysiques observés.

De façon plus formelle, il s'agit d'une méthode de recombinaison optique qui permet d'obtenir une image astronomique

directe à très haute résolution angulaire avec un interféromètre.

Ainsi, le recombineur d'un hypertélescope fonctionne selon le principe de la pupille densifiée.

Principe

Tous les interféromètres peuvent potentiellement fonctionner en mode hypertélescope, c'est-à-dire comme

« pupille densifiée », mais ceux-ci (VLTI, Keck, CHARA [1], etc.) recombinent leur lumière par paire de télescopes.

Ils obtiennent ainsi des franges d'interférence.

La mesure du contraste des franges donne des informations à haute résolution angulaire sur le diamètre des étoiles,

la séparation angulaire entre deux binaires, etc.

En enregistrant simultanément des franges avec trois télescopes ou plus, on peut réaliser des mesures de clôture

de phase et reconstruire les images des objets astrophysiques observés.

Toutefois, il a été démontré dans les années 2000 par l'équipe d'Antoine Labeyrie[1] qu'il y a un gain important en

sensibilité (capacité à observer des objets faiblement lumineux) en travaillant en mode hypertélescope.

Ce gain augmente considérablement avec le nombre de télescopes utilisés par l'interféromètre et si celui-ci est muni d'un

dispositif d'optique adaptative pour corriger les effets de la turbulence atmosphérique.

Dans le futur, cette méthode de recombinaison devrait permettre de faire de la coronographie avec des interféromètres

pour imager des exo-planètes.

Un prototype d'hypertélescope nommé CARLINA[2] est en construction depuis 2009 à l'Observatoire de Haute-Provence.

Une architecture particulière est utilisée, permettant de s'affranchir des coûteuses et complexes lignes à retard

(voir Interféromètre optique à longue base).

Ce prototype devrait démontrer la faisabilité du concept et le gain important d'un tel interféromètre.

Le prototype de l'Observatoire de Haute-Provence entre dans le cadre des études pour un grand interféromètre qui

succéderait au VLTI.

Les futurs hypertélescopes au sol et dans l'espace ouvriront de nouveaux champs de recherche en astronomie en

imageant la surface des étoiles, les régions centrales des AGN, les images de microlentilles gravitationnelles, des

exoplanètes, etc.

Historique

Le concept d'hypertélescope a été inventé par Antoine Labeyrie[3],[4] en 1996.

Des premiers essais sur le ciel,du principe de pupille densifiée avec une ouverture miniature d'environ 1 cm ont été

réalisés en 2001 par Etore Pedretti et Sophie Gillet[5].

Le premier prototype d'hypertélescope a été construit par Hervé Le Coroller et Julien Dejonghe[6] à l'Observatoire de

Haute Provence en utilisant un ballon à hélium.

Notes et références

1 a et b (en) Site de CHARA

2 (fr)Carlina

3 Antoine Labeyrie, Astrophysique observationnelle

4 Antoine Labeyrie, Article in Astronomy & Astrophys, 1996, Suppl. 118, 517. [pdf]

5 article S.Gillet et al-2003,ASA,400,300

6 article Le Coroller et al. 2004

Bibliographie Wikipédia

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Disciplines de l'astronomie

 

Archéoastronomie Astronomie galactique Astronomie extragalactique
Astronomie des rayons X Radioastronomie Astronomie amateur
Astrophysique Cosmologie Astrométrie
Planétologie Exobiologie Physique stellaire
Héliosismologie Astrochimie Astrobiologie

 

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ASSOCIATIONS D'AMATEURS

Il existe plusieurs associations dont le but est d'aider et de regrouper les astronomes amateurs.

Les trois principales associations sont :

La Société Astronomique de France (S.A.F.), 3 rue Beethoven, 75016 PARIS (tel. 01 42 24 13 74 )

L'Association Française d'Astronomie (A.F.A.) - Ciel et Espace - 17, rue Emile Deutsch de la Meurthe, 75014 PARIS

(tel. 01 45 89 81 44)

L'Association Nationale Sciences Technique Jeunesse (ANSTJ) 17, Avenue Gambetta, 91130 RIS ORANGIS

(tel. 01 69 06 82 20)

ou Avenue Franklin-Roosevelt, 75008 PARIS ( au Palais de la Découverte) (tel. 01 43 59 16 65).

La SAF qui regroupe astronomes amateurs et professionnels est d'un niveau parfois difficile, alors que l'AFA se tourne

davantage vers les "curieux du ciel" et les amateurs d'astronomie observationnelle.

L'ANSTJ enfin est essentiellement orientée vers l'astronomie expérimentale dans le but d'obtenir, avec des moyens

d'amateurs, des résultats astrophysiques simples.

Chacune de ces associations organise des camps d'astronomie et réunit des commissions spécialisées

sur les techniques d'observation.

Elles regroupent de plus la plupart des Clubs d'Astronomie répartis dans toute la France.

REFERENCES OBSERVATOIRE DE HAUTE PROVENCE OHP

Planète Sciences

16, place Jacques Brel - F 91130 Ris-Orangis Téléphone : (33) 01 69 02 76 10 - Télécopie : (33) 01 69 43 21 43

Site internet Nous Connaître

Association des Utilisateurs de Détecteurs Electroniques AUDE

Le but de l'Association des Utilisateurs de Détecteurs Electroniques est de développer l'observation astronomique

à base de détecteurs électroniques, notamment les caméras CCD.

AUDE est un lieu d'échange entre observateurs et développeurs de ces techniques qui révolutionnent

l'astronomie d'observation.

AUDE C/o F. COLAS 45 avenue REILLE 75014 PARIS (FRANCE)

Site internet AUDE

ASTRONOMIE EN MIDI PYRENEES

A Ciel Ouvert

- Association loi 1901 - Au moulin du Roy 32500 Fleurance - Tél. : 05 62 06 09 76 - Fax : 05 62 06 24 99 -

Observatoire Midi-Pyrénées, 14 avenue Edouard Belin - 31400 TOULOUSE -

Tél : +33 (0)5 61 33 29 29 - Fax : +33 (0)5 61 33 28 88 Contacts

Les Étoiles brillent pour tous

est parrainée par Jean-Louis Etienne , médecin explorateur et par Hubert Reeves , astrophysicien, Président de la ligue

ROC pour la préservation de la faune sauvage.

L’association est un club CNRS Jeunes Sciences et du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).

Tel: 06 62 64 12 68 (Thierry Contini - Président de l'association EBPT)

PIC DU MIDI

Le site officiel du Pic du Midi

Le site de l'Observatoire

Association Photographie Astronomie Montredonnaise (A.P.A.M)

Tel. 06 28 36 17 76 (Président: David Antao) Mail. davidant@e-kiwi.fr

Adresse. Planétarium - route de Lacaune - 81360 Montredon Labessonnié

Site internet A.P.A.M

Les Pleïades

Les Pléiades Balcon des Etoiles 31310 LATRAPE Service éducatif Mme Claude Sanchez

Tel : 05 61 97 09 62 Fax : 05 62 23 21 13

Site internet Les Pleïades

Observatoire astronomique de Sabarat

Association Loi 1901 Route de l'observatoire 09350 SABARAT

Téléphone : 05.61.69.52.14

Site internet Observatoire astronomique de Sabarat

Observatoire de Jolimont SAP

Téléphone 06.23.46.35.63.visite groupes non scolaires

Visite groupes scolaires contacter la Ligue de l'enseignement

Site internet Société Astronomie Populaire

Société d'Astronomie Populaire de Toulouse 1 Avenue Camille Flammarion 31500 Toulouse

Tél : 05.67.22.60.58 Fax: 05.61.58.42.01

URANIA 31

CUGNAUX GPS = Long: 1°20'41'' - Lat: 43°32'04''

Contact Le président de l'association URANIA31 : Gilles CARRAU Tél.: 05 61 92 70 29

Site internet Le club Urania 31

Association Aveyronnaise d’Astronomie Amateur Andromède 4A

1 bis rue des Pâquerettes

12850 Onet-le-Château

Site internet Andromède 4A

ALBIREO Astronomes Amateurs Tarnais

24, rue des Acacias

81000 ALBI

Tel: 05 63 60 44 06

Site internet ALBIREO

 

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Site internet LA CLEF DES ETOILES

L'astrophysique et l'exploration de l'Univers

Pendant plus de 2 000 ans, les astronomes ont été dans l’ignorance des lumières baignant le cosmos, excepté, bien sûr,

de la lumière visible.

Et pour cause : la plupart des rayonnements ne parviennent pas à franchir la barrière que leur oppose l’atmosphère.

Pendant longtemps, les astrophysiciens n’ont eu à leur disposition que la lumière visible pour observer l'Univers.

Aujourd’hui, grâce aux observatoires spatiaux, ils disposent d’une panoplie d’instruments capables de capter toutes les

lumières de l’Univers, des ondes radio aux rayonnements gamma.

Dépasser cet obstacle supposait des instruments adaptés : d’abord des ballons puis des fusées et enfin des satellites.

La plupart des éléments présents dans l'Univers ont été créés par synthèse nucléaire au cœur des étoiles,

puis dispersés à la mort de celles-ci… avant de contribuer à la formation des générations ultérieures d'astres.

L'évolution des étoiles est donc un élément clé de celle de l'Univers, à toutes les échelles.

Les « cadavres » d’étoiles, objets peu visibles et d’une extrême densité, peuvent devenir de puissantes sources de

rayonnement s’ils sont associés à une étoile compagnon.

Grâce aux nouveaux moyens d’observation, le bestiaire de ces astres de haute énergie n’en finit pas de s’enrichir.

L’exploration du système solaire, la découverte de planètes extrasolaires, de nouvelles idées et de puissantes simulations

numériques ont permis de mieux comprendre comment se forment les planètes.

Il est alors apparu que le résultat aurait pu être tout autre, tant la forme finale d’un système planétaire

dépend des conditions initiales.

Les étoiles jeunes sont entourées d'un disque de gaz et de poussière dans lequel se forment les planètes.

Les astrophysiciens traquent et explorent ces disques « proto-planétaires » afin de comprendre la genèse des planètes.

L'observation des disques plus ténus entourant de vieilles étoiles permet de révéler indirectement

la présence d'exoplanètes.

Comme toutes les galaxies spirales, notre Voie lactée est active : de nouvelles étoiles y naissent encore aujourd’hui.

Même si elles ne représentent pas, et de loin, la totalité de la matière d’une galaxie, les étoiles en constituent

le principal « moteur ».

Les galaxies baignent dans un flux de particules électriquement chargées se déplaçant à des vitesses comparables

à celle de la lumière : les rayons cosmiques.

Le processus de leur accélération recèle encore des mystères, mais il est communément admis que l'énergie nécessaire

provient des supernovae.

Quand les premières galaxies commencèrent-elles à briller dans l’histoire de l’Univers ?

En quoi différaient-elles des galaxies actuelles ?

La traque des objets les plus anciens de l’Univers cherche à répondre à ces questions.

Les moyens d’observation actuels permettent de remonter de plus en plus loin dans le passé de l’Univers.

Depuis quelques années, les astrophysiciens s’attachent à reconstituer le scénario de l’évolution des galaxies

depuis les premières formées.

Cela ne va pas sans surprises…

La révélation du fond diffus cosmologique a donné naissance à une nouvelle discipline : la cosmologie observationnelle.

Depuis le satellite COBE, des données observationnelles peuvent enfin corroborer les modèles théoriques

d'évolution de l'Univers.

Les cosmologues projettent maintenant de nombreuses expériences pour affiner le scénario.

L’Univers, à l’origine pratiquement homogène, est aujourd’hui une structure discontinue

(des objets et du « vide ») et hautement hiérarchisée.

Les plus gros objets actuels sont les amas de galaxies.

Ils constituent l’aboutissement de l’évolution de l’Univers sous l’effet de la gravité.

Ne pouvant mettre l'Univers en laboratoire, les astrophysiciens développent des modèles numériques pour décrire

son évolution.

Leur résolution s'accroît de génération en génération mais il reste encore bien des mystères, en particulier la nature

de la matière et de l'énergie noires.

Regroupant des dizaines de milliards d’étoiles, les galaxies peuvent elles-mêmes s’assembler par dizaines ou centaines

et former aussi des amas.

Les mouvements qui les animent intriguent depuis longtemps les astrophysiciens, d’autant que des études récentes

concluent qu’une partie de la masse de l’Univers échapperait aux observations des chercheurs.

L’atome ne serait-il alors que l’écume de la matière ?

Même si l’existence de la matière noire fut envisagée dès 1930 et donc il y a déjà 80 ans, même si les astrophysiciens

ne doutent plus de son existence, même si elle s’avère cinq fois plus abondante dans l’Univers que la matière ordinaire…

sa vraie nature demeure une énigme dont la résolution suscite nombre d’études aussi bien théoriques qu’expérimentales,

chacune avec une proposition à la clef.

En l’état des connaissances, il s’agirait d’une matière invisible, remplissant les galaxies, courbant les rayons lumineux à

leur passage à travers les amas galactiques et jouant un rôle crucial dans la formation de grandes structures de l’Univers

dont elle assurerait la cohésion.

De quoi s’agit-il ?

Une des plus grandes surprises de la cosmologie moderne restera, sans nul doute, la découverte de l'accélération de

l'expansion de l'Univers, due à ce que les chercheurs nomment énergie noire.

Son existence a été confirmée par les résultats majeurs apportés par le télescope Canada-France-Hawaii (CFHT)

auquel les équipes de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (Irfu) ont contribué tant au plan

instrumental que dans l’analyse des données.

Si les observations sur l’accélération de l’expansion de l’Univers se précisent toujours plus, néanmoins sa description

théorique demeure problématique.

En effet, plus de dix ans après les premières mesures provenant de l’explosion des supernovae de type Ia,

aucune théorie ne peut encore rendre compte de l’ensemble du phénomène.

Pire, chacun des scénarios proposés met en défaut les outils théoriques connus.

Des outils pour sonder l’Univers

Même si les astrophysiciens ont complètement renouvelé notre connaissance du système solaire, même s’ils ont décelé

quelque 400 exoplanètes, même si l’expansion de l’Univers est bien établie par l’observation, même si les télescopes

parviennent à scruter presque jusqu’aux confins de l’Univers, là où naquirent les premières étoiles et galaxies…

Il n’empêche que de grandes questions demeurent et que de nouvelles se posent comme celle de l’origine de la

ré-accélération actuelle de l’expansion de l’Univers qui reste un grand mystère.

D’où la naissance d’une nouvelle génération de télescopes capables d’observer le cosmos plus loin, plus précisément,

de façon plus large.

Le 14 mai 2009, Herschel et Planck, deux satellites de l’Agence spatiale européenne (ESA) dont le poids avoisine

les cinq tonnes, ont été lancés ensemble par une fusée Ariane 5, à partir du Centre spatial guyanais de Kourou,

et placés sur une orbite solaire à 1,5 million de kilomètres de la Terre, plus précisément au point de Lagrange L2,

considéré comme le meilleur endroit accessible pour observer les rayonnements de longueurs d’onde submillimétriques

et millimétriques.

S’il doit exister un observatoire pour nous éclairer sur l’astronomie des rayons X dans l’Univers, sans nul doute

s’agit-il d’IXO.

L’intérêt des chercheurs pour ce rayonnement s’explique parce que la plupart des sources astrophysiques émettent,

peu ou prou, en rayons X et que ces derniers sont une véritable mine de renseignements scientifiques sur ces sources,

constituant ainsi un merveilleux outil d’observation.

À l’environnement spatial correspondent des contraintes spécifiques dont la résistance mécanique liée au décollage,

l’absence de gravité, la plus critique d’entre toutes concernant la fiabilité d’instruments prévus pour fonctionner

5 à 10 ans sans panne.

La solution viendrait de systèmes dotés de pièces mobiles sans frottement, voire dépourvus de pièces en mouvement.

Il est une part encore secrète de l’Univers, celle où se manifestent les trous noirs et les sites d’accélération de particules

du rayonnement cosmique.

La connaissance de ces phénomènes, parmi les plus énergétiques de l’Univers, suppose d’explorer un domaine

particulier du rayonnement cosmique : celui des rayons X durs et des rayons gamma (entre 1 keV et 1 MeV).

Voilà quatre siècles au moins que le Soleil manifeste une activité fortement variable montrant, de manière récurrente,

des taches sombres à sa surface.

Les incidences de cette variabilité sur l’atmosphère terrestre restent encore mal comprises des chercheurs malgré

des corrélations surprenantes avec le climat du passé.

L’invention de techniques innovantes permettra seule de maîtriser les processus générant cette variabilité

et de prédire l’activité solaire du prochain siècle.

Pour un astrophysicien, le signal traduit l’information émise par une source et qu’il doit interpréter.

Grâce à l’informatique, le traitement du signal connaît depuis une dizaine d’années des développements spectaculaires

qui permettent aux astrophysiciens de valider, affiner ou remettre en question la compréhension de l’Univers.

Pour la plupart, les théories physiques reposent sur des équations complexes et non linéaires.

Elles mettent également en jeu des systèmes dynamiques propices au chaos et à l’imprédictibilité.

Sans appui informatique, il devient donc quasiment impossible de calculer les prédictions d’une théorie,

particulièrement en astrophysique.

La diffusion du parallélisme dans toute la pyramide de l’informatique et la prise en compte de contraintes multiples,

comme la gestion des données ou l’architecture hiérarchisée des supercalculateurs, plongent les spécialistes du calcul

scientifique au cœur d’une tourmente.

En effet, l’installation, l’utilisation et l’administration de leurs nouveaux moyens de calcul s’opèrent désormais

à l’instar des très grands équipements et la communauté des usagers doit donc apprendre à s’organiser en équipes

pluridisciplinaires autour d’eux.

© Robert.Heleu

Bibliographie

Clefs CEA, N°58 (2009 Automne)

Résumés

Autorisation reproduction à l'exclusion des illustrations

libre de droits.

L'astrophysique et l'exploration de l'Univers

Des outils pour sonder l’Univers

© Commissariat à l'énergie atomique 2009

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REGION TOULOUSAINE

 
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