... DANS L'UFR DE PSYCHOLOGIE DE L'UNIVERSITE DE NANTES


INTRODUCTION (pp. 3-4 du dossier complet téléchargeable ci-contre)

Que valent les habilitations obtenues au printemps 2004 ?
RIEN, si l’on en croit nos « procureurs - psychologues du développement » : une monnaie déjà dévaluée, soi-disant soumise aux pressions de la prochaine campagne d’habilitation, dans trois ans… C’est demain ! préparez-vous ! courbez l’échine ! soumettez-vous ! ou rompez !… Les exigences d’hier se renforceraient demain, les mêmes équipes techniques seraient toujours au pouvoir, quels que soient les gouvernements ; n’est-ce pas un remake du « débat » constitutionnel ? Le paradis n’est vraiment pas de ce monde.

Que valent les projets pédagogiques formulés pour obtenir les habilitations « nouveau régime », LMD ?
RIEN, si l’on en croit toujours les mêmes « utopistes – créatifs » :il faut seulement de la discipline, des horaires, du lundi 8 heures au vendredi 20 heures, des enseignants qui présentent leurs recherches, qui entretiennent leur narcissisme (mot rayé, emprunté à la psychanalyse), contrôlent les présences, font fi du contexte économique et social, du travail salarié étudiant, souvent précaire : certaines formes de misère sont pourtant devant nous. Il faut contrôler encore : pour six heures de cours, au moins un examen, quelquefois deux ; des étudiants à la présence obligatoire, (plus que pour leurs enseignants, à qui les horaires seuls sont imposés), qui se taisent, copient, cherchent, et récitent…

Que valent les responsabilités confiées à des « porteurs de projets » ?
RIEN, pour les mêmes « organisateurs – bâtisseurs de l’avenir » : on peut débarquer à n’importe quel moment les enseignants qui ont engagé leur nom et leur réputation sur le projet présenté, qui ont contribué symboliquement à l’obtention de l’habilitation particulière de tel Master Pro, et imposer un tiers, et ses sbires, pour prendre la place, toute la place (« syndrome du coucou »), au nom de la préparation d’une future habilitation, une vraie, estampillée « adossée à la recherche ». Un porteur de projet n’est même plus « un porteur d’eau », ce personnage respecté et actif des courses cyclistes à étapes, est-il au moins une mère-porteuse, pour des « projets porteurs », ce n’est pas certain.

Que valent les engagements pris par une direction d’université ?
RIEN, le devenir des étudiants, on le verra plus tard, par de futures enquêtes. Les connaissances actuelles, qui traduisent un suivi attentif, dans la durée, des trajets professionnels, ne sont que pétitions, méprisables réactions de diplômés considérés encore comme des étudiants, probablement peu de choses. Le travail en réseau, pour construire ses projets, trouver un emploi, n’est que vieilleries « informatiques » à l’heure des N.T.I.C.. La reconnaissance de l’étudiant comme sujet et acteur de ses apprentissages et de sa formation ne serait-elle qu’un thème de campagne électorale ? Vive les étudiants-cobayes ! vive la « modernité » !


La liberté ne serait que celle d’entreprendre : vive les nouveaux entrepreneurs -fonctionnaires qui veulent transformer des PAST en chargés de cours, comme d’autres transforment des ouvriers en chômeurs en France, ou en ouvriers en Roumanie, ou en Tchéquie, avec des salaires locaux, pour une identité européenne !

On lira ci-dessous la violence des propos, la prétention des affirmations, l’emphase, le sérieux des promesses et des projets, sous la plume de nos directeurs et de nos chefs.

On lira les témoignages des anciens étudiants, intégrés dans la vie professionnelle, observateurs réalistes et attentifs, qui ne se nourrissent pas tous les matins, sauf les plus blêmes, de publications scientifiques en psychologie expérimentale.

On comprendra, pour les moins sots de nos lecteurs, ils seront nombreux, que notre bilan est « globalement positif », plus sans doute que celui qu’un certain Georges MARCHAIS croyait voir à l’Est de l’Europe. Nous n’avons pas besoin de bâtir un rideau de fer ou un mur de la honte entre les spécialités respectives des uns et des autres.

Des étudiants, hier déjà, aujourd’hui encore, sont plus intelligents que des tests psychologiques ne le laisseront jamais supposer ou mesurer, et assez rusés, au sens de la Métis des Grecs, pour déjouer, demain encore, les pièges que leur préparent certains de nos collègues, fussent-ils aujourd’hui majoritaires, voire unanimes.

Michel LE MARC, Hervé JEAN TOUFFET.


Message personnel, ou politique ?
Depuis le 14 avril au matin, moment provoqué d’une rencontre avec le président de l’université, suite au détestable conseil d’UFR de la veille, j’attends avec impatience, mais « avec confiance » la démarche et les initiatives du Président de l’Université, pour trouver une solution, des solutions raisonnables à ce « procès en sorcellerie ». L’échéance fixée était, pour moi, celle du 1er juillet, date du dernier conseil d’administration de l’université, avant l’échéance des fins de contrats des P.A.S.T., au 31 août. À la veille de ce conseil, j’attends toujours avec la même confiance, ou la même illusion ( ?), d’autres manifestations que celles d’un directeur de cabinet, « messager » un peu hostile et méprisant envers ces témoignages, d’autres intentions que celles de suivre les manœuvres et les manipulations d’un directeur d’U.F.R..
Est-il raisonnable de croire encore que le goût de la justice puisse permettre à un homme dans une position de pouvoir aussi importante de décider de ce qui est raisonnable et digne, sans se préoccuper davantage de ce que manigance une partie de son entourage professionnel, et de ses ambitieux vassaux? Un président non rééligible peut le faire.

Michel LE MARC