MARS 86
LE FEELING DES PRETTY THINGS
(Midi Libre)
Ça y est les gars, c'est pour demain. A Livinhac, la banlieue rock de Decaze,
avec un nouveau concert du Fo.Li.Jeu. Les SHIFTERS et les PRETTY THINGS
débarquent à la salle des fêtes.
SHIFTERS, un no qui claque comme un serment sur l'honneur. Trois rockers qui se moquent
d'où vient le vent. Leur répertoire de route: 20 % de reprises (DON COVAY, EASY-BEATS, WHO)
et 80% d'originaux dorés sur tranche.
Enfants naturels de la pop sauvage. Ils aiment les belles mélodies assénées violemment.
Dans leur garage, il se sont forgé un son. Sur les scènes toulousaines, ils ont prouvé que
énergie, émotion, urgence, n'étaient pas de vains mots pour eux. Leur but est simple: devenir
le trait d'union entre les SMALL FACE et les UNDERTONES. Vous verrez, ils y arriveront
.
Les PRETTY THINGS. Tout bon rocker qui se respecte connnait ce groupe formé a l'automne
63 autour du chanteur Phil MAY et du guitariste Dick TAYLOR, ancien bassiste des ROLLING STONES.
Les PRETTY THINGS signent leur premier contrat pour le label Fontana et dès octobre 64, ils
obtiennent leur premier hit avec «Don bring me down», plus tard repris en français par RonnIe
BIRD puis par David BOWIE sur son album «Pin ups». Par la suite, les Pretty Things se feront une
renommée au niveau mondial avec une succession de hits.
Après un long silence les voici de retour avec un album enregistré live au Heartbreak Hotel
de Londres, et une musique toujours pleine de bon vieux rytnm and blues et un show impressionnant
de feeling et de sueur. Autour du chanteur Phil May et guitariste Dick Taylor, vous retrouverez
cinq autres musiciens (guitaristes, bassiste, batteur, saxophoniste et pianiste). Un bon concert
que voilà, demain samedi 1er mars à la salle des fêtes de Livinhac.
PrettyThings de la sueur et du blues
(Midi Libre)
On espérait un public plus nombreux, plus motivé pour la venue de ce groupe mythique,
les Pretty Things. Certes le carré des fidèles était au rendez-vous, toujours prêt à «pogoter».
Mais les anciens, les premiers fans, les «vieux routiers du rock» où? Ils ont eu tort et pire
que ça. Les PRETTY THINGS, qu'on le veuille ou non, restent un modèle de technicité pour
tous les jeunes musiciens débutants. Mise en place, le tour des solos - on commençait à
désespérer - ce rien de folie qu'a subtilement conservé le chanteur Phil May, ce répertoire
solide comme du béton, oui, le groupe british fait désormais partie des classiques incontournables
au même titre que les Stones, Beatles et autres Who, pour ne citer que l'essentiel de l'essentiel
de ces éternelles années soixante. Samedi soir, la salle des fêtes de Livinhac avait tout
d'une taverne enfumée à l'anglaise ou du pub étouffant. Dans cette ambiance, les Pretty Things ne
pouvaient que donner le meilleur d'eux-mêmes à travers une formule amputée du pianiste et du saxo.
Une formule sur mesure, où chaque note transpirait la sueur et le blues. Blues, l'articutation-clé,
inévitable. A partir de là, la formation de Phil MAy et de DickTaylor, dés 63, a connu une série
impressionnante de hits, personnalisés, fulgurante. On les a retrouvés avec plaisir samedi soir.
En vrac, Rosalyn, Big boss man, Don't bring me down, Midnight te six man, Honey ! Need, on en
passe et des meilleures. On appelait ça à l'epoque, le "British sound", ou le rock anglais,
premiere manière, entre 63 et 64.