NOVEMBRE 1986

 

« Rock in Livinhac village »
Quand les Suédois déménagent


    Livinhac-le-Haut la plus grande scène de rock du sud de la France, remet ça, question de nous remuer un peu les tripes et les oreilles.

Pour son premier concert de la saison, du rock suédois l Ça vous étonne ? Après les « NOMADS », en novembre 1984, et « SINNERS », au printemps dernier, on réédite avec les « SHOUTLESS », genre très électrique, un peu dans la lignée des « Nomads ». Pour être plus précis,: c'est du « garage rock bien sauvage » (les connaisseurs reconnaîtront!) Le concert se déroulera, comme à l'accoutumée, n'est-ce pas, à la salle des fêtes de Livinhac (à 21 heures). En première partie de « SHOUTLESS », qui se sont produits, jeudi dernier, à Toulouse, un groupe Toulousain : les « STRICKERS ». Des petits jeunes nostalgiques du rock anglais des années «50», rassemblés autour de NEIL HARRIS, un « English » qui arrive tout droit de « PSYCHOTICS », un groupe « of London ».

Clin d'œil au foyer des jeunes de Livinhac, grand ordonnateur de la soirée. Ça va déménager...

 

LE ROCK ENCORE ET TOUJOURS

(Centre Presse) 


            Des vapeurs d'azote liquide, un étrange mélange de fumée de cigarettes et de bières. La salle des fêtes de Livinhac a retrouvé samedi soir l'ambiance des grands jours : celle des concerts rock organisés par le foyer des jeunes. Au programme, les groupes à consonance anglo-saxone comme il se doit, les STRICKERS et les SHOUTLESS  

 Le rock fort : d'accord

(Midi Libre)


            Des projos qui donnent à plein pot. Une salle enfumée. Des blousons de cuir qui collent à la peau. Les fanas de rock n'ont pas manqué le nouveau rendez-vous programmé par le foyer des jeunes de Livinhac-le-Haut. Sur la scène un saxo, guitariste, bassiste, batteur et ce diable de Neil, ex-chanteur du groupe londonien The Psychoties, dont la voix détonante a de quoi vous faire vibrer de l'intérieur. Une entrée en matière puissante signée The Strickers, gang qui sévit dans la région toulousaine. Dans une salle chauffée à blanc, le concert se poursuivait avec The Shoutless, petit dernier des groupes de rock suédois qui s'inscrit sans fausse note dans la lignée des Sinners et autres Nomads. Dans le style « balaise » ces quatre copains de la Baltique se défendent plutôt bien. Le rock fort l D'accord...

 

Chaud, le rock du froid

(La dépêche de Midi)


            Une soirée exceptionnelle s'est déroulée, samedi, à Livinhac, un concert comme les autres pour le foyer des jeunes. Exceptionnelle parce que la musique, les lumières, les fumées artificielles, les allées et venues des jeunes en sombre le long des murs, ont projeté la salle des fêtes en. d'autres temps (futurs ?). Mais un concert comme les autres, avec deux groupes et deux cents personnes ayant tendu la main au tampon obligatoire de l'entrée (sur la paume, ça se nettoit plus vite). Comme chaque fois, l'efficacité des barmens de la buvette, versant les bières dans d'inoffensifs gobelets, mieux vaut servir que guérir. Comme chaque fois aussi, les retrouvailles...

   

          C'était quand le derniér concert ? Et le bavardage s'amorce sur les projets, tes galères entre deux sourires de bienvenue aux retardataires. « FREDO », « Monsieur plus » du rock du Lot, trébuche sur les trois marches déjà glissantes et se rattrape en riant. A Livinhac, on est en famille. Ce n'est pas le défilé des « crêtes » fixées au gel, des « Madonettes », de regards chaussés de lunettes : noires. Au milieu de la salle où l'on marche à l'aise, le régleur de son et lumière tourne les boutons dans son ring aux barrières de fer. Il fait son possible pour donner du retour à la voie de Neil HARRIS. Comme un jeune et grand bûcheron gallois, le chanteur anglais en chemise écossaise l'a plutôt belle, sa voix, chaude et un peu métallique à la fois. Avec lui, les « STRICKERS » ont attiré le gros du public devant la scène. Le saxo (en lunettes noires ! les « projos » blessent) assène les ponctuations des morceaux, entraînés à la vitesse limite des deux guitaristes. Bassiste et batteur assurent sur les airs de ROBERT GORDON et autres gloires des années « 55 ». A voir l'affiche (un petit bonhomme à la banane lustrée), l'iflnorant redoutait des chansons rockabilly. Ripolinées avec des effets de voix et de genoux. J'ai vu un groupe sincère, désordonné et soudé dans une musique puissante. Formé il y a quelques mois à Toulouse avec des « PSYCHOTICS » anglais, les « STRICKERS » iront bien en seconde partie.

...A LA PORTE DU GARAGE

            Devant la scène, les sportifs commencent à bouger, s'entraînant pour la « pogo-sara-bande ». « SHOUTLESS », sans bruit comme son nom l'indique, s'est mis en place dans le nuage de fumée colorée. Débaptisé dès le premier morceau (si les Suédois font du rock de garage, ce n'est pas la peine d'y ranger sa voiture, elle tomberait les ailes) ! Jeunes et « pros », ils servent du concentré de rock, à fond, chauffés à l'énergie du chanteur guitariste. Le son électrique des cordes est sur-activé par la rythmique. Basse et batterie jouent sur du béton. Là non plus, pas de violence, de la puissance. Entre chaque morceau, on reprend son souffle. Le temps de voir que sous son blouson noir, le chanteur cache l'effigie de Marilyn. Rocker au grand cœur. - P. M.  

oOo

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