« Rock in Livinhac village »
Quand les Suédois déménagent
Livinhac-le-Haut la plus grande scène de rock du sud de la France, remet ça, question de nous remuer un peu les tripes et les oreilles.
Pour son premier concert de la saison, du rock suédois l Ça vous étonne ? Après les « NOMADS », en novembre 1984, et « SINNERS », au printemps dernier, on réédite avec les « SHOUTLESS », genre très électrique, un peu dans la lignée des « Nomads ». Pour être plus précis,: c'est du « garage rock bien sauvage » (les connaisseurs reconnaîtront!) Le concert se déroulera, comme à l'accoutumée, n'est-ce pas, à la salle des fêtes de Livinhac (à 21 heures). En première partie de « SHOUTLESS », qui se sont produits, jeudi dernier, à Toulouse, un groupe Toulousain : les « STRICKERS ». Des petits jeunes nostalgiques du rock anglais des années «50», rassemblés autour de NEIL HARRIS, un « English » qui arrive tout droit de « PSYCHOTICS », un groupe « of London ».
LE ROCK ENCORE ET TOUJOURS
(Centre Presse)
Des vapeurs d'azote liquide, un étrange mélange de fumée de cigarettes et de bières. La salle des
fêtes de Livinhac a retrouvé samedi soir l'ambiance des grands jours : celle des concerts rock
organisés par le foyer des jeunes. Au programme, les groupes à consonance anglo-saxone comme il
se doit, les STRICKERS et les SHOUTLESS
Le rock fort : d'accord
(Midi Libre)
Des projos qui donnent à plein pot. Une salle
enfumée. Des blousons de cuir qui collent à la peau. Les fanas de rock n'ont pas
manqué le nouveau rendez-vous programmé par le foyer des jeunes de Livinhac-le-Haut. Sur la scène un
saxo, guitariste, bassiste, batteur et ce diable de Neil, ex-chanteur du groupe londonien The Psychoties, dont la voix détonante a de quoi vous faire vibrer de l'intérieur. Une entrée en matière puissante signée The Strickers, gang qui sévit
dans la région toulousaine. Dans une salle chauffée à blanc, le concert se
poursuivait avec The Shoutless, petit dernier des groupes de rock suédois qui s'inscrit sans fausse note
dans la lignée des Sinners et autres Nomads. Dans le style « balaise » ces quatre copains de la Baltique se
défendent plutôt bien. Le rock fort l D'accord...
Chaud, le rock du froid
(La dépêche de Midi)
Une soirée exceptionnelle s'est déroulée, samedi, à Livinhac, un concert comme les autres pour le foyer des jeunes. Exceptionnelle parce que la musique, les lumières, les fumées artificielles, les allées et venues des jeunes en sombre le long des murs, ont projeté la salle des fêtes en. d'autres temps (futurs ?). Mais un concert comme les autres, avec deux groupes et deux cents personnes ayant tendu la main au tampon obligatoire de l'entrée (sur la paume, ça se nettoit plus vite). Comme chaque fois, l'efficacité des barmens de la buvette, versant les bières dans d'inoffensifs gobelets, mieux vaut servir que guérir. Comme chaque fois aussi, les retrouvailles...
C'était quand le derniér concert ? Et le bavardage s'amorce sur les projets, tes galères entre
deux sourires de bienvenue aux retardataires. « FREDO », « Monsieur plus » du rock du Lot,
trébuche sur les trois marches déjà glissantes et se rattrape en riant. A Livinhac, on est en
famille. Ce n'est pas le défilé des « crêtes » fixées au gel, des « Madonettes », de regards
chaussés de lunettes : noires. Au milieu de la salle
où l'on marche à l'aise, le régleur de son et lumière tourne les boutons dans son ring aux
barrières de fer. Il fait son possible pour donner du retour à la voie de Neil HARRIS. Comme un
jeune et grand bûcheron gallois, le chanteur anglais en chemise écossaise l'a plutôt belle,
sa voix, chaude et un peu métallique à la fois. Avec lui, les « STRICKERS » ont attiré le
gros du public devant la scène. Le saxo (en lunettes noires ! les « projos » blessent) assène
les ponctuations des morceaux, entraînés à la vitesse limite des deux guitaristes. Bassiste et
batteur assurent sur les airs de ROBERT GORDON et autres gloires des années « 55 ».
A voir l'affiche (un petit bonhomme à la banane lustrée), l'iflnorant redoutait des chansons
rockabilly. Ripolinées avec des effets de voix et de genoux. J'ai vu un groupe sincère,
désordonné et soudé dans une musique puissante. Formé il y a quelques mois à Toulouse avec des
« PSYCHOTICS » anglais, les « STRICKERS » iront bien en seconde partie.
...A LA PORTE DU GARAGE
Devant la scène, les sportifs commencent à bouger, s'entraînant pour la « pogo-sara-bande ».
« SHOUTLESS », sans bruit comme son nom l'indique, s'est mis en place dans le nuage de
fumée colorée. Débaptisé dès le premier morceau (si les Suédois font du rock de garage, ce n'est
pas la peine d'y ranger sa voiture, elle tomberait les ailes) ! Jeunes et « pros », ils servent
du concentré de rock, à fond, chauffés à l'énergie du chanteur guitariste. Le son électrique des
cordes est sur-activé par la rythmique. Basse et batterie jouent sur du béton. Là non plus,
pas de violence, de la puissance. Entre chaque morceau, on reprend son souffle.
Le temps de voir que sous son blouson noir, le chanteur cache l'effigie de Marilyn. Rocker au
grand cœur. - P. M.