AVRIL 1986
LE SANG NEUF SUEDOIS...
(la Dépèche du Midi)
Une année 1985 décevante (ses
précédentes guère mieux loties), autant pour l'Anglais que
l'Amerloque (au moins
pour ce qui concerne la courant principal), a donc favorisé
l'éclosion d'une scène en deux pôles symétriquement
opposés. Les rockers du grand Nord (contentons-nous d'eux pour l'instant, en rêvant toutefois à un passage possible des « Hoodos gurus », « Spikes », « Scientists », « New Christs » et autres « Lime Spiders») s'engouffrent depuis maintenant deux années dans la voie ouverte par
les «
Nomads ». Une comète stoogienne iguanesque.. qui copule entre Stockholm, Lidkping et Hultsfred. Ses
rejetons matinés de sixties, punk esprit
77, glitter rock-
aux relents crampsiens, écument désormais la
scène européenne. trouvant un accueil vynilique certain, l'export marchant relativement bien. Outre les « Nomads » (Max), citons les « Way-ward Souls »,alias « Soul Searchers », les « Watermelon Men » (feeling post-grooviesien),
«The Extremes » et les... « Sinners ». Débuts discographiques en
1984 avec un brillant
premier single « Open up your door », réussite totale et confirmée peu' après par un second titre tout" aussi accrocheur, « Won't be
back ». Un rock and
roll concis et nerveux au refrain qui ne s'oublie
pas, la reprise en face B de « Suspicions Minds », d'Elvis
Presley. rappelant
si besoin était que les « Sinners » ne sont par tombés de la dernière pluie et connaissent leurs classiques à la
perfection. Le sang neuf arrive, le sang neuf est là l Blood !..
ERIC GINTRAND.
"SINNERS FROM SWEDEN"
(La Dépêche du Midi)
L'année 1985 aura marqué
l'apparition au premier plan d'un nouveau rock and roll venu des antipodes et
des rivages de la Baltique. Suédois et Australiens conjuguent maintenant le verbe « riffer » à tous les temps et à toutes les modes. Un exemple, la
premier dans notre région, ce samedi soir, à Livinhac-le-Haut (toujours et encore a mettre à l'actif
du foyer des jeunes), avec la venue du groupe suédois des « Sinners », petits frères des «Nomads». Première
partie assurée, à partir
de 22 h 30. par tes
p'tits gars de Périgueux, «Les Pretty Boys »...
LES PRETTY BOYS ET SINNERS EN CONCERT
(Centre Presse)
Un nouvelle fois la salle des fêtes de Livinhac accueillera deux groupes rocks : les Pretty Boys et les Sinners, un concert qui se
déroulera ce soir à partir de21h30.
Les Pretty Boys sont un groupe d'influence sixties originaire de Périgueux. Ils adorent les Pretty Tings et les Taxi Boys; d'ou leur nom, les
Pretty Boys. Si comme eux vous aimez les Reals Kids, les Ramones,
les Barracudas, les Flamin Groovies, vous avez toutes les chances
de les apprécier. De plus. ils savèrent être un fougueux groupe de seine.
Les Pretty Boys ont sorti un prometteur mini LP : « Beat Promise » sur
le label Surfin Bird,
produit par Kick, ex-chanteur de Strychnine, Les Sinners sont originaires de
Lund, près de Goteborg dans le sud de la Suede. Ils font partie de cette
vague de nouveaux groupes suédois, qui à la suite du
joli succès international des Nomads, sont bien
décidés, eux aussi, à montrer toute l'étendue de
leur savoir-faire. Les Sinners ont fait leur début discographique en 84 avec un brillant premier single:
« Open up your door », réussite totale et confirmée peu après par un second titre tout aussi accrocheur, « Won't be back », Rock'n'roll concis et nerveux, au refrain qui ne s'oublie pas, , et en face B la reprise du « Suspiciou» minds » d'Elvis Presley vient nous rappeler que les
Sinners ne sont pas tombés de la dernière pluie et
connaissent leurs classiques à la perfection. Leur notoriété a, depuis,
largement dépassée les frontières Scandinaves pour
s'étendre jusqu'en Hollande, Italie, Angleterre, Allemagne et France bien entendu ou un récent flexi-disque, cadeau du
groupe à ses fans, et distribue ici par l'intermédiaire du magazine Nineteen, a remporté un
surprenant succès. La sortie de leur nouveau 45 tours «Hotshot» va d'ailleurs coïncider, avec cette mini
tournée dans notre pays où les cinq suédois sont bien décidés à nous faire
voir de quel bois ils se
chauffent.
(Nine teen N°20)
Deux jours plus tard, nous quittons Périgueux pour
notre premier concert, à Decazeville. Nous nous attendons à une route facile,
mais les mauvaises départementales et plusieurs décisions malheureuses aux embranchements se chargent
de rallonger le trajet. C'est donc un peu lassés des
paysages pittoresques du Massif Central que nous arrivons à la Salle des Fêtes,
mais une couple de bières vite essorées nous remet bientôt d'attaque. L'endroit
a l'air aussi confortable qu'un parking souterrain.mais les organisateurs ont tout arrangé au mieux et une bonne sono nous permet d'avoir le meilleur son de toute la tournée. Un
rapide sound-check, un saut à l'hôtel pour laisser
nos petites affaires, et en route pour le restau. Sur la route, on dépasse un
cycliste... qui n'est autre qu'un de nos amis de Lund ! En tout ce soir-là, nous aurons quatre fans
suédois (de passage dans la région) : pas mal pour notre premier concert
français. Les Pretty Boys ouvrent le feu, mais sont
desservis par un son détestable ; ils auront leur revanche le lendemain. Nous
sommes un peu nerveux quand notre tour arrive mais tout se passe
merveilleusement bien et le set est très réussi. Trois rappels dont "There's gonna be some rockin'" d'AC-DC et "Ça plane pour moi" de qui vous savez. Mais de retour à
l'hôtel, on aurait vraiment dû passer un peu moins
de temps dans les couloirs, et un peu plus à dormir. Ce n'était que la première
nuit d'une longue série.
David SELLERS