Rentrées atmosphériques et météores
Puisqu'il n'y a plus personne pour s'occuper de la nécessaire information
du public dans le domaine des rentrées atmosphériques, nous
nous proposons de jouer ce rôle.
Pour tout savoir sur la façon dont on calcule à tout
moment la position d'un satellite, et le codage utilisé par le NORAD
(TLE).
Peut-on observer des rentrées de satellites ou des météores
pendant plusieurs minutes ? Quelle peut être la durée maximale
d'un tel phénomène ? On trouve trop souvent des affirmations
aussi arbitraires qu'erronées à ce sujet dans la littérature
ufologique, alors que les réponses correctes relèvent de calculs
élémentaires.
Le SEPRA n'est pas le seul à avoir commis des erreurs sur cette rentrée
qui continue à déchaîner les passions, même s'il
domine très largement ! Le télex communiqué par la NASA
contenait deux erreurs ayant, dans une faible mesure, contribué à
la confusion. Certains ufologues persistant à nier l'évidence,
il apparaît nécessaire d'apporter des réponses totalement
inattaquables.
Le dimanche 4 janvier peu avant le coucher du Soleil, des milliers
d'Espagnols et sans doute quelques Français ont assisté
au passage d'un météore exceptionnel. Des
météorites sont activement recherchées depuis, et
les premiers résultats arrivent... Outre un résumé
de cette affaire et de ses derniers développements, cet article
s'attache à expliquer les lois de la mécanique orbitale,
en montrant comment on peut tenter de reconstituer l'orbite de
l'astéroïde responsable à partir d'une courte
séquence vidéo... Une partie tout de même réservée aux matheux !
Un mois et demi après l'événement, quelques
météorites ont été trouvées mais la
trajectoire est toujours gardée secrète par les
chercheurs espagnols... Nous avons donc essayé de la
préciser par nos propres moyens, en tenant compte cette fois du
frottement atmosphérique.
L'objet responsable, un troisième étage de fusée Proton
ayant lancé un satellite géostationnaire, est identique à
celui qui avait causé la trop fameuse «vague d'ovnis»
du 5 novembre 1990 en France.
Ce phénomène observé depuis un avion par les
principaux responsables de l'aviation civile et militaire chiliennes a
fait beaucoup de bruit dans ce pays, et a été
relaté chez nous dans un numéro spécial de
VSD. Il
s'explique par une «rentrée partielle», très
particulière, d'un satellite Molniya.
Une rentrée qui marque le grand retour du SEPRA dans ce domaine.