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Page mise à jour le 29 septembre 2003

 

 

Actualité - Avril 2002

 

Duel surprise Chirac-Le Pen au second tour de la présidentielle

PARIS (AFP), le 22-04-2002

Au terme d'un premier tour aux allures de cataclysme politique, Jacques Chirac affrontera Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle le 5 mai dont il est à peu près assuré de sortir vainqueur.

A bien des égards, cette situation est autant inédite que spectaculaire. C'est la première fois qu'une formation d'extrême droite se trouve représentée au second tour, en l'occurrence Jean-Marie Le Pen, président du Front National. C'est aussi le plus fort taux d'abstention (près de 28%) que l'on ait connu à un premier tour de présidentielle.

C'est également la seconde fois que la gauche est éliminée, la première étant intervenue en 1969 avec le duel entre Georges Pompidou et Alain Poher. C'est encore le fait sans précédent d'un Premier ministre qui annonce dès les résultats du premier tour son retrait de la vie politique.

La présence de Jean-Marie Le Pen au second tour n'avait été prévue par aucun institut de sondage, tous donnant comme évident l'affrontement Jospin-Chirac au second tour où leurs scores étaient prévus pour être très proches, voire égaux.

Ces dernières semaines, et notamment depuis le début de la campagne officielle le 5 avril, le score de M. Le Pen n'avait cessé de progresser, oscillant entre 12 à 14%. Mais la réalité a dépassé de loin cette prévision: il a recueilli finalement 17%. La mesure du vote Le Pen a toujours été un casse-tête pour les instituts, ses partisans hésitant souvent à avouer leurs choix.

Au total la droite parlementaire (Chirac, Bayrou, Madelin, Boutin, Lepage) a atteint les 40% (contre 44% en 1995), la gauche et l'extrême gauche ont recueilli le même score qu'en 1995 (40,5%). De son côté, l'extrême droite, en dépit de la scission fin 1998 entre M. Le Pen et Bruno Mégret du Mouvement national républicain, a frôlé les 20%, soit cinq points de mieux que le résultat de M. Le Pen à la présidentielle de 1995.

L'extrême gauche peut se targuer de voir doubler son score, Arlette Laguiller ayant réalisé seule un score de 5,3%, alors que les trois candidats trotskystes réalisent cette fois près de 11%.

Face au second tour, les consignes ne sont pas encore toutes clairement énoncées. Seul Bruno Mégret appelle à voter pour M. Le Pen. Corinne Lepage a de son côté clairement demandé à ses électeurs de mettre le bulletin Chirac dans l'urne. Plusieurs candidats ont appelé à faire barrage à M. Le Pen: Noël Mamère, Christiane Taubira (PRG) pour qui "évidemment, l'urgence impérieuse c'est enlever toutes ses chances à l'extrême droite".

Le patron du PS François Hollande a annoncé une "discussion au sein de la gauche plurielle" pour décider de la conduite à tenir pour le second tour. Mais il a rappelé que "chaque fois que nous avons été placés devant le choix entre l'extrême droite et la droite républicaine, nous avons toujours essayé de faire barrage" à l'extrême droite.

A droite, François Bayrou, a appelé lui aussi à "faire barrage à l'extrême droite", précisant toutefois: "Il ne suffira pas de faire barrage à l'extrême droite comme il est naturel. Il faut aussi tout refonder, tout repenser, tout reconstruire".

En Europe, la présence de M. Le Pen au second tour de l'élection présidentielle a "abasourdi" ou "horrifié" plusieurs chefs de partis en Belgique, en Espagne ou en Suède mais évidemment le score du président du FN ravit ses collègues d'extrême droite autrichiens ou flamands.

Le score de M. Le Pen et ses conséquences ont provoqué dans maintes villes de France des rassemblements spontanés pour dénoncer cette situation.

A Paris, ce sont des milliers de personnes, jeunes et vieux, qui, partis des places de la Bastille et de la République, se sont rassemblés place de la Concorde, aux cris de "Le Pen fasciste" ou "Le Pen dehors".

Environ 4.000 personnes ont manifesté aussi à Rennes, près de 2.500 ont fait de même, à Nantes (Loire-Atlantique). Plus d'un millier de personnes se sont réunies tard dimanche soir sur la Grand-place de Lille. Des manifestations ont aussi rassemblé 400 personnes à Bordeaux, près de 200 à Nice, quelque 200 aussi à Saint-Étienne.

Tard dans la soirée, M. Hollande a demandé à la gauche à ne pas se laisser aller "à l'abandon, ni au défaitisme" et à se mobiliser pour les législatives. Alain Madelin lui a estimé que "tous les ingrédients d'une nouvelle cohabitation étaient hélas réunis".

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