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PirateBox : 1er bilan en 3 points

 

La première PirateBox lilloise apparaît dans un contexte de remise en question des contrôles exercés sur le réseau Internet, de culture libre et d’économie de la contribution amateur.

Partager librement des données libres, tel est le projet.


    En février je vous avais parlé d’un dispositif Wi-Fi pour partager librement vos données. La première PirateBox lilloise « P.Box » est née le 2 mars.


    Kézako ?

    P.Box est la première PirateBox lilloise diffusant des données libres de droit. Son objectif est la ré-appropriation de l’espace public en vue d’une circulation dynamique et nomade des savoirs. Les données partagées ne sont pas statiques et sont libres de droit.

    Dispositif nomade de communication et de partage, qui permet de transformer tout espace en réseau libre et anonyme de partage informationnel et documentaire.

    Le réseau est en Wi-Fi et indépendant d’Internet. Le partage est local et anonyme, la diffusion est éphémère, spontanée et dynamique. La réalisation technique est ici : www.piratebox.c.la

    Le caractère nomade du dispositif appelle à pouvoir être géolocalisé en temps réel : la position sera précisée sur les réseaux sociaux. Cependant il peut également être le réseau surprise et inattendu que l’on découvre au détour d’un café, des transports publics, etc. On s’y connecte avec un ordinateur, une tablette, un téléphone, une console, etc., quasi tout appareil équipé du Wi-Fi.


    Premier constat : Big Bang !


   Elle a suscité un intérêt plus important que je ne l’avais imaginé. D’abord, il y a eu très fort engouement sur les réseaux sociaux (#PirateBox), relayé par des comptes influents et par la presse (Voix du Nord, Numerama, Grand Lille TV, Tom’s Guide, Zataz, etc.) ainsi que par toute une longue série de blogs, que je découvre encore quotidiennement.

        Un OpenCoffee Pirate(box) a été organisé à la mi-mars sur Lille, des rencontres intéressantes sont à venir, dont avec La Plaine Images et son Imaginarium, et autres. J’ai reçu une quantité explosive (et je pèse mes mots) de messages (emails, tweets, etc) de remerciements suite à la traduction du tutoriel et à son adaptation, ainsi qu’à la vidéo explicative (plus de 1700 vues en 24h).


    À cet égard je vous en suis tous reconnaissant. Toute une communauté se fédère derrière cet objet, et replace une technologie dans un contexte d’usage et non seulement matériel (je dois cette phrase à Jean-François Cauche). Elle est perçue par beaucoup comme étant une bibliothèque dans un livre (je dois cette phrase à Gil Hubert).


    Second constat : Big Brother !


    Le bon accueil qui lui a été accordé montre une catégorie d’usagers (non geeks !) conscients du traçage internet et de la gouvernementalité algorithmique. Utiliser un réseau alternatif ne signifie pas que nous ayons quelque chose à cacher ; mais tout simplement que nous estimons que les services (certes utiles et intéressants) rendus par les grands de l’Internet (Facebook, Google et consorts) sont chers payés (recommandations, profilages, etc.). Cette catégorie d’usagers n’est pas ciblée socio-professionnellement : tous les âges, tous les horizons ! Pour les plus jeunes : nous voilà rassurés car cela augure d’une génération à venir qui ne se jettera pas corps et âme dans l’internet sans avoir de recul.


    Troisième constat : Big Up !


      Une floraison de PirateBoxes à venir ! D’une part, la réalisation technique est à portée de tous ! Geek et non geek. Avec quelques nuances... le tutoriel est simple à suivre et dix minutes suffisent...quand on l’a déjà exécuté une fois :) Concrètement, c’est très simple à réaliser, plusieurs options matérielles : un téléphone androïd, un routeur ou un ordinateur Ubuntu. J’ai personnellement utilisé un routeur (le MR3020) et j’ai utilisé le terminal du Mac (Windows : utilisez Putty). Il faut scrupuleusement suivre le tutoriel à la lettre et ne pas sauter, ni anticiper, les étapes.

    D’autre part, cela a engendré une poussée et montée massive des PirateBoxes à venir, plusieurs sites marchands sont en rupture de stock pour le MR3020 ! Ce qui a poussé d’autres à acheter un autre routeur qui fonctionne tout aussi bien visiblement. L’information est remontée à New-York et le Wiki va s’adapter. Je vous livre en vrac les propositions et les projets en cours d’élaboration :


  1. •réseautage social en train (TGV) ;

  2. •bibliothèque numérique (dans une salle informatique en Afrique) ;

  3. •portail d’accès, sites webs ;

  4. •portail d’échange et de communication en milieux :

  5. •associatifs ;

  6. •culturels ;

  7. •universitaires ;

  8. •professionnels ;

  9. •voisinages (quartiers, immeubles) ;

  10. •salles de répétitions ;

  11. •studios d’enregistrement ;

  12. •bibliothèque numérique nomade ;

  13. •partage et diffusion des cours ;

  14. •etc.




    La PirateBox révèle une population intéressée, intéressante et désireuse de participer, contribuer, co-construire et partager, le tout dans un contexte de culture libre. Les usages à venir semblent rénovants et innovants. Ma seule hâte étant que Damien Bancal aille à New-York et qu’il y dise: « Je reviens de Lille, c’est la folie, il y a des PirateBoxes partout ! »


Soyez créatifs, soyez innovants.


Si vous souhaitez en savoir plus et/ou monter une PirateBox, je vous invite à consulter le site : www.piratebox.c.la

dimanche 18 mars 2012

 
 

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