MARSEILLE

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LES TRADITIONS                                                                                                                                                                                                                                                                                                

BATAILLONS DE MARIN POMPIER

                                                         Nos traditions                                                                       

 

 

                                      Sont nos racines, elles nous rattachent à notre ville et ainsi nous permettent de savoir qui nous sommes.

 

Grâce au relations commerciales entretenues par Marseille avec les ports Méditerranéens, les Arméniens amenèrent les tissus orientaux et la Provence en fait siens,  dès la fin du XVII ème siècle, en appliquant sur les Indiennes fleuries en coton, les techniques du piquage et du matelas sage sous le nom imprimes provençaux.

 

 

 

 

LOU  COUSTUME TRADICIOUNAU EN PROUVèNCO / LES COSTUMES TRADITIONNELS 

 

Les costumes féminins, les différences se voient surtout sur les coiffes, emblèmes de chaque communauté. On les admire uniquement pour les fêtes provençales, avec les tambourins qui font le charme de la Provence.

Pourtant, au-delà des différences, nous pouvons dégager quelques points communs à tous ces costumes: ils comportent des éléments cousus et ajustés (hérités des Crétois et des Gaulois) et des éléments drapés et plissés (comme en Grèce, à Rome, en Egypte, en Inde), la coiffe, sauf exception, couvre la tête et les cheveux (c’est un rite méditerranéen), le costume adopte l’exotisme des indiennes imprimées, des mousselines, des châles, du cachemire... grâce à des hauts lieux commerciaux comme le port de Marseille.

XIX°siècle : indiennes et cachemires il est impossible de concevoir le costume traditionnel des Marseillaises sans le port des cotonnades imprimées qui le caractérise depuis la seconde moitié du XVII° siècle 1650 ans. Marseille fût longtemps à la tête de la production des indiennes en France, mais elle se voit concurrencée dès la seconde moitié du XVIII° siècle par les manufactures alsaciennes, parisiennes, normandes, sans oublier la célèbre manufacture de Jouy-en-Josas. Les costumes marseillais et provençaux conservent cette spécificité des indiennes qui sont portées comme un véritable patrimoine, même si les centres de production sont ailleurs.

Le XIX° siècle voit également le triomphe des châles en cachemire ils sont transmis de génération en génération.

       

 

 

Costumes masculins 
 

Fier de sa situation et de son aisance matérielle parfois toute relative,  le bastidan porte un pantalon (lei braio) de frustane (grosse toile de coton épaisse) gris finement rayé de noir et de blanc. En été, il porte un pantalon blanc à pont, un chapeau genre canotier, pas de veste.

Il enfile une chemise de grosse toile blanche à col relevé ; le boutonnage, jusqu’à mi-poitrine, est rare, les boutons coûtent cher, aussi la chemise (la camiso)  est-elle souvent fermée par des petits cordons, idem en ce qui concerne les poignets. L’homme peut tenir son pantalon par des grosses bretelles écrues mais, dans tous les cas, il porte autour de la taille, une ceinture de flanelle rouge ou grise, parfois brune ou bleue; plusieurs tours sont nécessaires pour enrouler cette taiolo de 3 mètres.

Les bas sont de laine grise ou blanche, les chaussures noires, parfois, des bottines. En guise de cravate, on porte le plus souvent un ruban de soie ou de velours noir, (la raiolo).  Parfois, un carré de tissu foncé, plié et posé en son milieu sur la pomme d’adam, assure une cravate plus fournie.

Le bastidan aime porter un gilet sans manche, en soie ou pane de velours à petites fleurs, à petits boutons, avec poches gousset pour porter la montre "oignon" avec sa chaîne en or ou en argent, seul bijou de l’homme mais précieux car transmis souvent par les ascendants.

Enfin, cet homme enfile une veste de velours noir à bordure de satin. Il se coiffe d’un chapeau de feutre noir, avec une bordure légèrement plus large que la moyenne.

Frédéric Mistral fit bien connaître cette veste et ce capèu qui assurent cette silhouette particulière du Provençal.

C'est une danse Méditerranéenne remontant à l’Antiquité, au Moyen Age jeunes gens et jeunes filles se tiennent par la main ou par un mouchoir et effectuent des figures mouvantes sur un rythme vif en six temps. Les instruments sont le galoubet, petite flûte à trois trous…et le tambourin. Les tambourinaires jouent alternativement de l’un et de l’autre. Le Galoubet mesure 30cm et émet un son très aigu.

Le tambourin 75cm de hauteur pour 35cm de diamètre est martelé par une massette maniée d’une seule main ( la droite ) laissant l’autre pour jouer du Galoubet. Sur sa partie supérieure, en  peau de veau mort-né, est tendue la chanterelle petite ficelle de chanvre ou corde de violon,

qui produit un crissement : ‘’ LE CHANT DE LA CIGALE’’.
 

    

 

Saint-Éloi

Se déroulent chaque année de mai à septembre, de nombreuses fêtes de charrettes, en l'honneur de Saint Éloi. À sa mort, le 1er décembre 659, Éloi fut reconnu Saint et déclaré patron des orfèvres et des maréchaux-ferrants. Les Chars sont garnis de verdure de blé, auxquels sont attelés 20 à 50 chevaux de traits harnachés à la mode sarrasine. De tout temps, la Carreto Ramado a permis à chaque village ou association de faire étal de sa force et de la beauté de ses attelages, de l'habilité de ses conducteurs, de la richesse de son terroir, en faisant le tour du village au rythme des fifres, tambourins, et danses provençales. Cavaliers et chars rivalisent alors d'élégance et de fantaisie. En Provence, "Faire Saint Éloi", c'est faire la fête... et pendant l'été, les villages ne se privent pas de fêter tour à tour la Saint Éloi.

Les muletiers sont honorés à l'occasion de la Saint-Éloi, en juillet. La fête commence le samedi par les feux de la Saint-Éloi. Les membres de la Confrérie défilent dans le bourg au son des chants et musiques traditionnels. Le dimanche, les mulets richement décorés participent à la cavalcade, avant de recevoir la bénédiction.

 

 

Quelques adresses pour apprendre le Prouvènço

 

Association Provence. Estelle Nougier - Espace Marius Dufour, 58, Bd Fifi Turin, 13010 MARSEILLE - 04 91 25 48 07

Alargo Mazargues. Raymond Cresp - 10, chemin de Morgiou, 13009 MARSEILLE - 04 91 40 21 66

Amicale du Sud-Est. " Pastorale Maurel " - 214, Bd Baille,13005 MARSEILLE - 04 91 78 49 48 - 06 30 78 58 41

Escolo de la Nerto. Henri Rouman - 8, Bd. Victor, 13016 MARSEILLE - 04 91 09 90 87 (Cours de langue provençale, chant traditionnel, théâtre en provençal, autre (fête provençale et champêtre annuelle).

Li Gai Farandoulaire. Jean-Noël Longuet - 169, av. des Chartreux, 13004 MARSEILLE - 04 91 50 28 33

Groupe théâtral centre de jeunesse. Gérard Lindsay - 4, av. Joseph Etienne, 13007 MARSEILLE - 04 91 52 05 20 (Théâtre en provençal, autre (pastorale Maurel)

Tambourinaire Goumbertois. Frédéric Pinatel - 26, chemin Palama, 13013 MARSEILLE

 

 

 

Les crèches

 

Le santon est marseillais. Dès 1224 la crèche apparaît. Commence alors une longue histoire , celle des crèches provençales ou "pastorales".

Les Provençaux ont l'esprit de famille et leur village est une grande famille !

 Les premiers santons ont été crées en 1789. Les santons provençaux "Santouns=
Petits saints".

Personnage en argile crue, séchée et peinte.

 

Pendant la Révolution Française il y eu interdiction de faire la crèche dans les églises et toutes les familles marseillaises mais ils continuaient à faire leur crèche à Noël chez eux lorsque la porte est fermée personnes ne peux voir ce qu'il s'y passe.

Période Calendale commence du 4 décembre (Sainte Barbe) au 2 Février. Les crèches peuvent être exposées jusqu’à cette date.

L’Avent comporte quatre dimanches, le premier se situant entre le 27 novembre et le 3 Décembre

La Sainte barbe : ce jours là la tradition veut que l’on sème les lentilles et le blé, symboles de prospérité ; on étale une épaisseur d’ouate mouillée dans un petit récipient en terre, un navet coupé en deux, tourné à l’envers et suspendu (il poussera de petites feuilles) ou entre les aiguilles d’une grosse pomme de pin.

 

                                                   Un peu d'histoire

XIXe siècle
Apparition des premiers maîtres santonniers de Provence. Ils empruntent leurs personnages à la vie quotidienne.
1803 : A Marseille, capitale santonnière, la 1ère Foire aux Santons & aux Crèches a lieu sur le cours Saint-Louis
1808 : Le cours Saint-Louis devient
le cours Belzunce
1853 : Foire aux santons boulevard du Muy
1882 : La foire s'installe Boulevard des Capucines
1883 : La foire s'installe enfin aux allées Meilhan, en haut de la Canebière
Depuis 1897 : La foire est annuelle. De nos jours elle se tient toujours en décembre, sur la Canebière.

XXIe siècle
2003 : 200ème édition de la Foire
2005 : la Foire est déplacée au Cours Estienne d'Orves

 

   

 

Visites des Ateliers et du Musée: renseignements au 33 (0)4 91 54 26 58 ou au 33 (0)4 91 13 61 36
ou par courriel
infomc@santonsmarcelcarbonel.com

 

 

Les treize desserts de Noël

La fougasse à la fleur d’oranger de Grasse, la pompe à huile ou la tourte de blettes de Nice, la pâte de coings, le nougat blanc et le nougat noir, les fruits confits ou les pâtes de fruits, les poires au vin cuit, les mandarines, les oranges, les pommes, les poires, les raisins

Les fruits secs représentent les quatre ordres mendiants : les noix pour les Augustins, les amandes pour les Carmes, les raisins secs pour les Dominicains, les figues sèches pour les Franciscains. Le nougat du pauvre ou du Capucin est confectionné en insérant un cerneau de noix dans une figue sèche coupée en deux.

 

Le 25 décembre :  date choisie par Jules 1er en 337, la date de la naissance de Jésus.
Les treize desserts :  les treize apôtres
Obligatoires sont : la pompe à huile d'olive qui se déguste avec le vin cuit, les fruits secs les quatre ordres mendiants : Franciscains, Augustins, Carmes et Dominicains
Les trois nappes superposées : la Sainte Trinité
La part du pauvre : un couvert supplémentaire pour le Pauvre.
Une protection :  Cacho-fiò ou cacho-fue ce qui signifie "mettre le feu ou "écraser le feu"en provençal, c'est au début du gros souper que se déroule la tradition, le papa aidé du Caganis (le benjamin de la famille) place une bûche d'arbre fruitier dans la cheminée, Cette bûche sert de lien entre le doyen et le dernier-né, c'est-à-dire entre l'année qui s'achève et celle qui ne va pas tarder à paraître, le chef de famille arrose de trois libations de vin cuit, la bénit et y met le feu, en prononçant les paroles rituelles : "Cacho-fiò, Bouto fiò ! Alègre ! Alègre !. 

 

Il est coutume en Provence de prononcer les phrases suivantes lors de ce repas:
Diéu nous fague la gràci de vèire l'an que vèn, et se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !
Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient, et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins !


                                                                                             

 LE JEU DE BOULES

 

 

 

 

Les Romains en firent un jeu d'adresse et de détente  lors de la conquête des Gaules.

 

Le jeu de boule a connu des périodes difficiles pour sa pratique qui s'est vue interdite en 1629, car devant la concurrence des boules, les fabricants de paumes (ancêtre du tennis) complotent et obtiennent l'interdiction du jeu de boules.


En 1828 on a vu le jeu de boule remis à la mode en Provence avec des boules cloutées en bois, lors de la création du cercle des Boulomanes et dès 1894 sont organisés des tournois.

 

L'appellation " ped tanca " en provençal, " pétanque " (pieds joints) a donné le nom à ce sport. La pétanque est née en juin 1910. On y joue avec des boules en bois.

Les parties se font par équipe de trois(triplettes) ou de quatre (quadrettes).

Le diamètre des boules est compris entre 705 et 800 mm et on un poids allant de 650 grammes à 800.

 

 

L'équipe qui perd et qui à 0 point doit embrasser Fanny.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J. Blanc en est l'inventeur des boules coulées en bronze en 1923 et ce n'est qu'en 1949 que l'acier va être utilisé. Dès 1930 J. Blanc eut l'idée de remplacer les anciennes boules en bois par des boules métalliques (J.B.)

 

Frédéric Bayet et Antoine Dupuy, créèrent en 1955  les premières boules en acier sous le nom "Obut".

Aujourd'hui il n'y a que deux fabricant de boules JB et OBUT.

 

" Les pointeurs " doivent lancer leurs boules le plus près possible du bouchon c'est à dire le cochonnet afin de marquer le point.

" Les tireurs " doivent déloger les boules de l’autre équipe en les frappant avec les leurs. Les meilleurs sont ceux qui réussissent du premier coup en délogeant la boule :  qui est près du cochonnet, en prenant la place de l’autre boulle cela s’appelle un " carreau ".

 

" Té, Marius, tire-la cette boule, elle gène ma trajectoire."

" O pechère, je l'ai manquée."

 

Le jeux de boules est une passion pour tous de 7 à 90 ans, en général se joue sous les platanes bonjour le cagnard ( le soleil ) chapeau conseillé et n'oublions pas le pastis . Se joue toute l'année avec des joueurs qui deviennent par la suite des amis donc beaucoup de rigolades et de bons souvenirs.

 

Deux types de jeux:

 

 

La pétanque:

Du Provençal; pied tanqué ( pied joint est immobile). La pétanque se joue entre 6 et 12 mètres. Un cercle est tracé pour qu’il ne dépasse pas du trait.

 

La longue c'est le jeu provençal: 

 

Au moins 25 mètres de long, les pointeurs font un pas hors du cercle se tiennent en équilibre sur la jambe gauche (pour les droitiers) et levant le pied en appuie à l’instant d’envoyer la boule, les tireurs font 3 pas, saute hors du cercle et lancent leurs boules en plein élan à la fin du 3éme saut par équipe de trois : pointeur, milieu et tireur

 

La chanson: La partie de pétanque

Quand reviennent les beaux jours

Sur les places et les cours

On voit sous platanes

Plus d’un groupe s’amener

Ce sont les acharnés

Les joyeux boulomanes

On joue ça en quinze points

Faut voir avec quel soin

On sort ses intégrales

On lance un goder

Qui tourne dans l’air

Si c’est pile : "A toi Bébert !"

"Vas-y Léon. Envoie bien le bouchon !"

Refrain :

 Une partie de pétanque

 Ça fait plaisir

 La boule part et se planque

 Comme à loisir

 Tu la vises et tu la manques

 Change ton tir

 Une partie de pétanque

 Ça fait plaisir !

Il faut voir le beau chichois

En chemise de soie

Pantalon de flanelle

Le foulard et le pailleux

Rabattu sur les yeux

Jouer sa matérielle

Avec Titin ou Pauleau

Quand pour un joli lot

Il se prend de querelle

Il lui dit, moqueur :

"Si tu es vainqueur

Eh ben ! tu auras son cœur

Si tu es vaincu,

Ben ! ... Je t’en dis pas plus !"

Refrain :

 Une partie de pétanque

 Ça fait plaisir

 La boule part et se planque

 Comme à loisir

 Tu la vises et tu la manques

 Change ton tir !

 Une partie de pétanque

 Ça fait plaisir !

C’est surtout au cabanon

Que nous nous en donnons

Au soleil le dimanche

On se met à quatre ou six

Pour un vermouth-cassis

On en fait plusieurs manches

Marius est un peu là

Mais sa femme Rosa

S’égare sous les branches

Titin qui la suit

Tendrement lui dit :

"Pendant ce temps, ma chérie,

Nous, dans ce coin,

Nous marquerons les points ! "

Refrain :

 Une partie de pétanque

 Ça fait plaisir

 La boule part et se planque

 Comme à loisir

 Tu la vises et tu la manques

 Change ton tir !

 Une partie de pétanque

 Ça fait plaisir !

Paroles : André Montagard, musique : André Montagard, Léo Nègre, 1941

 

LE PASTIS


 En 1932, Paul Ricard met au point la formule du pastis de Marseille à partir d'essences de plantes (anis, badiane, fenouil), c'est L’apéritif traditionnel du Marseillais
.

 

 

LE CABANON

 

 Sert de lieu de détente aux Marseillais et Marseillaises, à l’écart du centre ville, quelque fois au pied des plages qui est ensuite personnalisé par un petit nom familier. Cet habitat populaire est immortalisé par le refrain de VINCENT SCOTTO " Un petit cabanon pas plus grand qu’un mouchoir de poche". En 1840, ETIENNE BIDAL ( 1808-1853 ) compose la chanson "LOU CABANOUN ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE SAVON DE MARSEILLE

  Du temps des Gaulois, le savon était déjà utilisé pour laver le linge et colorer les cheveux en roux. Cette pâte   s'obtenait par le mélange de cendres de hêtre et de suif de chèvre. On lui reconnaissait déjà certaines vertus médicinales.
L'authentique savon de Marseille est un produit 100% naturel fabriqué exclusivement à partir d'huiles végétales d'olive, de coprah et de palme. Il contient 72% d'huile sans aucun colorant ni adjuvant de synthèse. Grâce à cette exceptionnelle pureté le savon de Marseille est très doux à la peau et respecte la nature puisqu'il est entièrement biodégradable. Elle revisite, revitalise et réinvente avec ses produits l'emblématique cube de Savon de Marseille qui est depuis 1688 un symbole pour la pureté et la douceur.

Au début du XVIIème siècle, la production des savonneries marseillaises peut tout juste satisfaire la demande de la ville et du terroir. Le Port de Marseille reçoit même des savons de Gênes et d'Alicante. Mais la guerre bloque l'approvisionnement en Espagne et les savonniers marseillais, doivent augmenter leur production de façon à pouvoir alimenter les Français du Nord et les acheteurs hollandais, allemands et anglais.
En 1660, on compte dans la ville 7 fabriques dont la production s'élève à 20.000 tonnes. Sous Colbert, la qualité des productions marseillaises est telle que "le savon de Marseille" devient un nom commun. Se vend principalement en barre de 5 kg ou en pains de 20 kg. En 1786, 48 savonneries produisent à Marseille 76.000 tonnes

 

En 1866, se constitue un " Syndicat des savonniers de Marseille".

Le savon de Marseille était le savon " marbré" ou "bleu" à base d’huile d’olive, qui peu à peu a cédé la place au savon blanc tel qu’on le connaît maintenant.

 


 

  LA PECHE

 

       

Autre activité traditionnelle, elle tient une place marginale et souffre bien souvent de la pollution des eaux. Plusieurs milliers de tonnes de sardines, d’anchois de maquereaux et d’anguilles sont pêchés chaque année.

Les Marins –Pêcheurs débarquant leur cargaisons faisant sécher leurs filets, reste un spectacle le plus attrayant des Ports.

                                                                        

 

 

 

 

 

CULINAIRE

 

 

 La bouillabaisse

Soupe de poissons de roche dégustée avec des croûtons de pains, de la rouille et des poissons servis entiers (rascasses, rougets, vives, grondins, saint pierre, congres).

AIOLI
Ingrédients:
1 ou 2 oeufs (le jaune seulement), 7 ou 8 gousses d'ail
Pour l'accompagnement:
1 pomme de terre, 1 carotte, 1 oeuf dur, 75 à 80 g de haricots verts, 2 bouquets de choux fleurs, 100 à 150 g de morue (quantité pour 1 personne).

Piler dans un mortier d'une demi gousse à 6 par personne. L'ail est réduit en pommade. Ajouter un ou deux jaunes d'oeufs et commencer à tourner le tout en laissant tomber, goutte à goutte, l'huile d'olive; puis tourner un peu plus vite en laissant tomber un peu plus d'huile au fur et à mesure que l'aïoli se forme.
C'est à la fin que l'on ajoute le sel. Si l'aïoli reste mou ou s'il est manqué, "il tombe", c'est à dire que l'huile se sépare de l'oeuf et remonte à la surface, l'enlever du mortier et remettre un jaune d'oeuf pour recommencer l'opération en y incorporant l'aïoli primitif. Un decilitre d'huile convient en moyenne par personne. 

ANCHOIADE
Ingrédients pour 6 personnes:
Ingrédients :
1 gousse d’ail
18 filets d’anchois frais
4 Cuilleres à soupe d’huile d’olive
1 Cuilleres à soupe de vinaigre de vin
et du Poivre

       Recette: Après avoir passé les anchois au Mixeur, vous pilez l’ail et le mélangez avec le vinaigre et le poivre.
       Vous y incorporez l’huile tout doucement en faisant comme pour monter une mayonnaise. Ajoutez les anchois.
       L'anchoïade se sert avec des légumes frais ou des toasts.

Le pistou

En Provençal le mot Pistou : Pilon, Mouleire.

 

Ingrédients pour 6 Personnes
1 kg de haricots blancs à écosser
1 kg de haricots rouges
3 pommes de terre moyennes
4 courgettes
4 tomates
1 brin de basilic
3 gousses d’ail nouveau
500g de haricots verts
250g de fèves
100 grammes de fromage râpé (facultatif)
1 morceau de couenne (facultatif)
100gr de pâtes à potage
Sel, poivre noir


Pour le pistou
Huile d’olive, sel, poivre
1 gros bouquet de basilic à petites feuilles
10 gousses d’ail
250g de tomates
 

PISTOU: Éplucher les gousses d'ail. Laver et égoutter les feuilles de basilic. Hacher finement les tomates après les avoir épépinées. Mixer en ajoutant l'huile d'olive jusqu'à obtenir une fine purée.

SOUPE: Ecosser et effiler les haricots puis écosser les fèves. Laver les courgettes. Éplucher les gousses d'ail. Couper les pommes de terre en dés. Hacher les tomates après les avoir épépinées. Placer le tout avec les courgettes entières le brin de basilic et l’ail dans une grande marmite. Couvrir largement d’eau froide. Ajouter le sel, le poivre. Laisser cuire à feu doux 2h30.
Pour lier la soupe, remuer de temps en temps avec une cuillère en bois en écrasant les courgettes.

Lorsque la soupe est cuite, retirer les gousses d’ail et le basilic. Ajouter les pâtes et laisser cuire le temps préconisé. Verser le pistou, mélanger et servir aussitôt.100gr de fromage râpé.

Ratatouille


Pour 6 personnes
3 oignons, 3 courgettes, 3 aubergines, 3 poivrons verts, 3 poivrons rouges, 7 tomates, 10 gousses d'ail, Basilic, thym, romarin, persil
Huile d'olive, Sel, poivre

Couper les légumes et faire revenir les oignons dans l'huile d'olive. Placer les légumes dans une cocotte : les courgettes, puis les aubergines, les poivrons, les gousses d'ail et enfin les tomates. Ajouter le thym, le laurier, le romarin, le basilic, le sel et le poivre. Cuire à l'étouffée pendant 1heure 1/2 environ et remuer de temps en temps.

 

 

                                                                                      ©Tout sur Marseille 2007