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liste des effets propres à ce paradoxe 
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7 - rassembler / séparer
effet synthétique
s10
1
- une forme est rattachée à une autre dans notre lecture, bien qu'elle en soit dans la réalité physiquement coupée
 
2.a - traits inégaux séparés les uns des autres, et organisés selon des alignements plus ou moins continus
2.b - une forme globale est générée
par le groupement de volumes écartés les uns des autres
1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 10 lié / indépendant :
les différentes parties sont rassemblées dans un même
alignement ou dans une même forme, bien qu'elles soient physiquement séparées
2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe
même / différent : une même forme est faite de
parties alternées différentes, qui sont tantôt des
pleins (de forme ou de trait) et tantôt des vides, des coupures
3 - il s'organise au moyen du paradoxe
intérieur / extérieur : une forme générale
comprend à son intérieur des parties qui sont
physiquement séparées et donc autonomes les unes des autres
4 - il est noué par le paradoxe clef
un / multiple : faut-il lire une seule forme ou un seul alignement ou
bien faut-il lire de multiples morceaux de forme ou de multiples traits ?
Justification du caractère synthétique de type identification dans le cas 1 :
il n'y aurait rien de remarquable à la séparation
visuelle des formes si nous ne savions pas qu'elles devraient
être continues du fait de ce que nous savons de ce qu'elles
représentent. C'est donc la connaissance du fait qu'elles sont
normalement rassemblées qui nous les fait considérer,
ici, comme anormalement séparées
Justification du caractère synthétique de type lecture dans les cas 2 : on ne peut pas lire le rassemblement en continu des formes sans s'affronter aux coupures qui les séparent |
les exemples de référence
Expression 1, cas d'une forme rattachée à une autre par automatisme :
étape B0-14 - la grande salle des taureaux à Lascaux : l'une
des pattes avant du cheval rouge est détachée de son corps
par un blanc. Cependant, on la perçoit bien rassemblée avec
le reste du cheval parce que l'on sait qu'une patte est normalement rattachée au reste du corps
Expression 2.a, cas des traits vaguement alignés :
étape D0-23 - Matisse (1869 - 1954) - portrait de Baudelaire : les
traits se rassemblent selon des alignements ou des continuités qui
nous sont suggérés : une bande de traits forme le tour du visage
et se relie aux verticales du cou, une autre relie les deux arcades sourcilières
en passant par le nez, des couples de traits ferment l'amande des yeux. Pourtant,
simultanément, les coupures qui marquent ces continuités ne
peuvent manquer de nous apparaître
Expression 2.b, cas d'un volume coupé :
étape D0-24 - Frank Lloyd Wright (1867 - 1959) - Solomon R.
Guggenheim Museum à New-York (1943-1946) : nous
percevons de façon indissociable le grand cône de la forme
générale et le découpage en tranches
séparées qui le génèrent grâce
à leur empilement - source de l'image :
Frank Lloyd Wright aux éditions Taschen (1991)
utilisation aux époques préhistoriques
utilisation aux époques anciennes
utilisation aux époques plus récentes
utilisation à l'époque contemporaine
dernière mise à jour de cette fiche : 13 octobre 2004
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