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liste des effets propres à ce paradoxe 
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7 - rassembler / séparer
effet synthétique
s16
l'effet
qui divise en une multitude de parties, simultanément donne son unité
de traitement à l'ensemble, malgré les différences qui
subsistent entre les diverses formes concernées
1 - cet effet s'appuie sur le paradoxe n° 16 relié / détaché :
un effet de division régulière permet, par l'effet
même de cette régularité, de rassembler dans une
trame unitaire des formes qui sont séparées les unes des
autres, séparées les unes des autres
par l'effet même de cette division
2 - l'appui fonctionne à l'aide du paradoxe
le centre / à la périphérie : la division des formes
est stablement assurée, mais elle est déstabilisée par la régularité de cette
division qui donne, en retour, un effet d'unité globale
3 - il s'organise au moyen du paradoxe
entraîné / retenu : on hésite entre l'alternative de
considérer que les formes sont divisées en multiples parties
et l'alternative de considérer qu'elles sont rassemblées dans
une unité d'ensemble homogène
4 - il est noué par le paradoxe clef effet d'ensemble / autonomie : l'accumulation des divisions finit par provoquer l'effet d'ensemble inverse, celui d'unification
Justification du caractère synthétique de type identification : c'est l'effet de division qui sépare qui provoque le rassemblement d'ensemble en un effet unifié |
l'exemple de référence
étape D0-24 en Occident - Mackintosh (1868-1928) - la maison d'un Amateur d'Art : le principe de ce dessin consiste à tout diviser en très étroites
bandes verticales, le plus souvent en légère forme pyramidale,
et terminées à leur pointe supérieure par un motif
plus ou moins en boule. Tout y passe : les murs opaques, les baies, les sièges, la
cheminée, la décoration murale, les luminaires qui pendent
du plafond, les vases qui partent du sol . . .
Le résultat de cette division à l'extrême est que l'ensemble
de la pièce se trouve parfaitement unifié : tous ses murs,
ses meubles et ses décorations, sont inséparablement rassemblés
dans l'effet de résille verticale générale qu'ils
forment ainsi
utilisation aux époques préhistoriques
étape B0-13 - femme/bâton
de Dolni Vestonice : le principe des bandes rayées
qui séparent et qui sont elles-mêmes séparées,
rassemble la forme dans un style très unitaire, très homogène
utilisation aux époques anciennes
utilisation aux époques plus récentes
étape D0-23 - Matisse (1869 - 1954) - portrait
de Baudelaire : l'emploi de traits bien séparés
est tellement systématique que cela donne une unité plastique
à l'ensemble, indépendamment même du visage que fait
voir leur regroupement : qu'ils soient tous des traits séparés
est donc aussi ce qui les rassemble, ce qui fait qu'ils ont quelque chose
en commun en tant que trait
aussi - Matisse - La Gerbe
: chaque feuillage est une forme divisée en de
multiples ramifications, et cet effet de feuillage à ramifications
est un effet qui donne son unité à l'ensemble, qui rassemble
tous les feuillages en une gerbe cohérente, unifiée, de feuillages
ramifiés
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Baudelaire - La Gerbe >
étape D0-24 - Brancusi (1876 - 1957) - Colonne
sans fin : la division de la colonne en multiples
tronçons séparés, est ce qui donne son unité
plastique à la colonne, ce qui la rassemble dans un même
effet qui se répète imperturbablement du bas jusqu'en
haut
utilisation à l'époque contemporaine
dernière mise à jour de cette fiche : 12 septembre 2006
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